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Sur Instagram, la fin des likes se précise

Instagram teste la dissimulation des likes.

Instagram teste la dissimulation des likes. - Prateek Katyal/Unsplash

Instagram teste la dissimulation de likes dans de nouveaux pays, pour rendre son réseau social plus sain. La France ne fait pour l'heure pas partie des pays sélectionnés.

Sur Instagram, l'Australie, le Brésil, le Canada, l'rlande, l'talie, le Japon et la Nouvelle-Zélande pourront échapper à la "tyrannie des likes". Le réseau social de partage de photos permettra aux détenteurs de comptes dans ces pays de masquer le nombre de personnes ayant aimé leurs publications. Jusqu'à présent, cette fonctionnalité avait seulement été éprouvée au Canada, dès la mi-avril. 

"Nous voulons que vos followers se concentrent sur les photos et vidéos que vous partagez et non sur le nombre de personnes qui les aiment, fait valoir Instagram sur Twitter. Le réseau social, détenu par Facebook, explique également que seuls les détenteurs pourront voir, s'ils le souhaitent, le nombre de likes que leurs publications ont reçues. Leurs abonnés ne verront pas apparaître ce score. 

En agissant de la sorte, Instagram s'efforce de juguler les dérives de son réseau et le rendre plus sain. Instagram fait l’objet de nombreuses critiques. Selon certains, l’application pourrait engendrer un sentiment de solitude, voire de dépression chez ses utilisateurs les plus assidus. Le résultat d'une comparaison incessante entre sa vie "normale" et la vie au premier abord idyllique des influenceurs, d'après le Human Computer Institute de l’université de Carnegie-Mellon.

Les likes, qui prennent la forme de cœurs apposés à une publication, sont devenus un moyen essentiel d'en mesurer le succès et la valeur. Ils constituent surtout un argument de vente pour les influenceurs, qui peuvent ainsi mettre en valeur leur audience auprès des marques, parfois en achetant de faux likes ou de faux followers. Leur disparition aurait pour effet d'accentuer un phénomène tout récemment constaté: le fait qu'ils influencent finalement de moins en moins

Ces mêmes likes sont accusés de dénaturer les conversations en ligne. Lors d’une conférence TED donnée au Canada en avril, le PDG de Twitter Jack Dorsey s’est exprimé sur le sujet: "Si je devais tout recommencer, je ne mettrais pas autant en avant le nombre d’abonnés. Je ne mettrais pas non plus en avant le nombre de likes". Il a même indiqué regretter la création du bouton "like". 

https://twitter.com/Elsa_Trujillo Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech