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Mark Zuckerberg confirme qu'il ne démantèlera pas Facebook

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- - GERARD JULIEN / AFP

Le fondateur du réseau social répond à plusieurs critiques, qui appellent à répartir les activités de Facebook au sein d’entités distinctes.

Le patron de Facebook Mark Zuckerberg a rejeté jeudi toute idée de démantèlement du groupe car cela "ne règlerait pas les problèmes" liés aux contenus ou à la vie privée, contre lesquels il dit lutter ardemment, chiffres à l'appui: plus de 2 milliards de faux comptes supprimés en trois mois.

"Nous existons dans un environnement très concurrentiel et très dynamique où de (nouveaux) services apparaissent constamment", a dit M. Zuckerberg, rejetant une nouvelle fois toute accusation de monopole.

Ne pas favoriser les groupes chinois

Oter les "contenus nocifs", "empêcher les ingérences dans les élections, nous assurer que nous avons les bons outils de confidentialité", entre autres, sont "selon moi, les sujets de société les plus importants à l'heure actuelle" et "je ne pense vraiment pas que (...) démanteler l'entreprise va les régler", a dit le jeune chef d'entreprise, lors d'une conférence téléphonique consacrée aux derniers chiffres trimestriels de lutte contre les faux comptes et contenus problématiques.

De plus, a-t-il insisté en soulignant l'importance du budget alloué au contrôle des contenus, "nous pouvons faire des choses que les autres (entreprises) ne peuvent juste pas faire". Sous-entendu: démanteler Facebook l'empêcherait précisément de lutter efficacement contre ces problèmes.

La numéro deux du groupe Sheryl Sandberg avait aussi dit mi-mai qu'affaiblir Facebook pourrait, qui plus est, favoriser les groupes chinois.

Début mai, Chris Hughes, l’un des cofondateurs de Facebook, appelait notamment Mark Zuckerberg à scinder Facebook en trois entreprises, afin de séparer les activités liées à Facebook, Instagram et WhatsApp. La sénatrice Elizabeth Warren, une candidate démocrate à la présidentielle de 2020, a également appelé au démantèlement du groupe et d'autres colosses technologiques qu’elle juge trop puissants voire monopolistiques.

Raphael Grably avec AFP