BFM Business

Les smartphones et enceintes connectées de Google bientôt faits de matériaux recyclés

Le Google Home, une enceinte connectée de Google.

Le Google Home, une enceinte connectée de Google. - Google

Google se fixe comme objectif d'intégrer des matériaux recyclés dans tous ses produits d'ici 2022.

Alors que le jour du dépassement, cette année évalué au 29 juillet, a été largement commenté à travers le monde, les GAFA sont régulièrement pointés du doigt comme symboles de la surconsommation. Hasard du calendrier ou non, Google a présenté récemment de nouveaux engagements en matière de développement durable.

Dans un article de blog, Anna Meegan, responsable du développement durable pour le matériel grand public, s’engage au nom de Google sur trois points, en rappelant que l'entreprise fabrique des produits grand public depuis trois ans.

“C’est un effort continu qui consiste à concevoir des produits durables dès l’élaboration du design et à l’intégrer dans tout le processus de développement du produit et dans toutes nos opérations, tout en créant les produits que nos clients veulent. C'est ainsi que nous concrétiserons notre ambition de laisser les gens, la planète et nos communautés dans un meilleur état que nous ne les avons trouvés”, décrit-t-elle.

Concrètement, le billet de blog indique que d’ici 2020, 100% des expéditions de produits seront neutres en carbone. La deuxième échéance est prévue pour 2022, date à laquelle l’intégralité des produits Made by Google contiendront une part de matériaux recyclés. Cela concerne évidemment les smartphones de la gamme Pixel, mais aussi les Chromecast, les enceintes connectées Google Home, le casque de réalité virtuelle Google Daydream, ou encore l’ensemble des accessoires conçus par l’entreprise. On apprend également que les produits de la gamme Nest - société acquise par Google en 2014 - sont concernés par cette dernière mesure.

Un impact difficile à évaluer

Les géants de l’électronique communiquent régulièrement sur leurs nouvelles intentions en matière de développement durable. L’impact réel de ces mesures reste néanmoins difficile à évaluer puisque rien n’oblige les fabricants à atteindre leurs objectifs, ni à communiquer sur leurs échecs. Les grands noms de l’industrie, comme Samsung et Huawei, publient toutefois chaque année un rapport sur l'impact environnemental de leur production, visant à faire le bilan des émissions carbone liés aux activités des marques, ou encore à rappeler leurs grandes lignes stratégiques en matière de protection de l’environnement.

Apple, qui communique également ce genre de rapport, a de son côté largement fait la promotion de Daisy, son récent robot recycleur, capable de démonter 15 modèles d’iPhone à une fréquence de 200 appareils par heure. La firme de Cupertino a indiqué avoir reconditionné plus de 7,8 millions d’appareils en 2018, évitant la mise en décharge “de plus de 48.000 tonnes métriques de déchets électroniques”.

ET