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Google ouvre Android à ses concurrents... à condition qu'ils paient

Android.

Android. - Rob Bulmahn

Les utilisateurs d'Android pourront désormais choisir leur moteur de recherche au moment où ils prendront possession de leur smartphone.

Contraint et forcé par la Commission européenne, Google va permettre aux utilisateurs d'Android de choisir leur moteur de recherche par défaut. Mais la société américaine n'entend pas le faire gratuitement: ses concurrents devront payer à chaque fois qu'ils seront choisis.

A partir de janvier, les téléphones et tablettes Android vendus en Europe sur afficheront lors de leur première utilisation un écran spécifique permettant de définir le moteur par défaut. Quatre choix seront proposés, dont Google. Les trois autres seront définis par un système d'enchères.

"Les moteurs de recherche indiqueront le prix qu'ils sont prêts à payer chaque fois qu'un utilisateur les sélectionnera", a indiqué Google dans une page explicative sur le site d'Android. Au-dessus d'un prix plancher, les trois plus hautes enchères apparaîtront dans un ordre aléatoire sur l'écran de choix, aux côtés du moteur maison.

"Une méthode juste"

Chaque mois, Google enverra une facture à ses concurrents dont le montant sera calculé en fonction du nombre d'utilisateurs l'ayant choisi sur cet écran. Les moteurs de recherche ont jusqu'au 13 septembre pour proposer leur candidature aux enchères, dont les résultats seront rendus publics le 31 octobre.

"Une vente aux enchères est une méthode juste et objective pour déterminer quels moteurs de recherche seront inclus sur l'écran de choix. Cela leur permet de décider de la valeur de leur présence sur cet écran et d'enchérir en fonction", a justifié le géant américain.

Le 18 juillet 2018, la Commission européenne avait infligé une amende record de 4,34 milliards d'euros à Google pour avoir abusé de la position dominante d'Android afin d'asseoir l'hégémonie de son service de recherche en ligne.

Les résultats de recherche de Google sont très prisés sur internet, le géant américain contrôlant environ 90% du marché de la recherche en Europe, selon les données de l'UE.