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Google investit 600 millions d'euros en Belgique, près de la frontière française

Pour refroidir son datacenter en Belgique à Saint-Ghislain, Google pompe l'eau d'un canal industriel situé à proximité.

Pour refroidir son datacenter en Belgique à Saint-Ghislain, Google pompe l'eau d'un canal industriel situé à proximité. - -

Le géant américain investit 600 millions dans l'extension de son centre informatique belge de Saint-Ghislain, où il est présent depuis 2007. Ce quatrième datacenter porte à 1,5 milliard d'euros l'investissement total de Google sur ce site, situé à quelques kilomètres de la frontière française.

Alors qu'une panne a perturbé les services Cloud de Google dimanche 2 juin, Google continue d'investir massivement dans ses datacenters. Ces gigantesques "usines" informatiques sont dédiées au traitement et au stockage des données des utilisateurs de ses services cloud (gmail, youtube, maps). Le géant californien va consacrer 600 millions d'euros à la construction d'un quatrième site d'hébergement sur son centre le plus proche de la France, situé à Saint-Ghislain près de Mons en Belgique, à une douzaine de kilomètres de la frontière.

Cet investissement porte à 1,5 milliard d'euros le montant total investi sur le site belge où, en avril 2007, Google avait décidé d'allouer 250 millions d'euros à la construction d'un centre de données situé dans cette partie de la Wallonie, région francophone de la Belgique.

Le site pompe les eaux usées d'un canal pour refroidir ses serveurs

Le site de Saint-Ghislain, mis en service en septembre 2010 avec plus de 120 personnes (salariés et sous-traitants) pour servir des utilisateurs de Google en Europe et dans le monde entier, fut à l'époque le premier datacenter de l'Américain à délaisser la réfrigération de ses serveurs dégageant une forte chaleur via des climatiseurs (très énergivores) au profit d'un système de refroidissement par évaporation utilisant les eaux pompées d'un canal industriel situé à proximité.

En 2018, Google avait lancé la construction d’un troisième data center sur son site wallon, qui devrait être opérationnel d’ici la fin de 2019, ainsi que d’une nouvelle centrale solaire, pour respecter ses engagements en matière d'éco-responsabilité, ses "usines informatiques" étant très énergivores.

Frédéric Bergé