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Marseille: une cinquantaine de jeunes migrants installés sur la Canebière évacués par les forces de l'ordre

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migrants marseille - BFM Marseille Provence

Dimanche, certains migrants étaient sortis des appartements squattés et installés dans un kiosque, craignant une évacuation. Il s'y trouvent toujours, un délai de 48 heures leur a été accordé.

Une cinquantaine de jeunes migrants se trouvant dans les bâtiments 113 et 115 sur la Canebière à Marseille ont été évacués ce mercredi matin, a appris BFM Marseille Provence. L'opération de police a mobilisé 90 agents dès 7h et s'est déroulée dans le calme d'après les personnes présentes.

Les jeunes exilés occupaient ces deux squats depuis le mois de février, précise le collectif 113 Canebière dans un communiqué. "Ils sont tous en recours, c’est-à-dire en attente de voir le juge des enfants pour faire valoir leur minorité et les droits qui en découlent", continue-t-il.

Les migrants ont été transportés dans un bâtiment de la ville et ont pu amener avec eux les affaires qu'ils souhaitaient garder. D'autres ont été laissées sur place et emmenées à la déchetterie: de l'électroménager vétuste, des meubles abimés ou encore de la vaisselle. Quatre camions ont été nécessaires pour vider les appartements occupés.

Délai de 48 heures

Ce mercredi matin, les personnes logeant au 115 ont été essentiellement évacuées et relogées. Le collectif 113 de son côté se trouve toujours dans des tentes à l'intérieur du kiosque se trouvant en haut de la Canebière. Il s'y était replié ce dimanche pour "ne pas subir la violence de l’expulsion".

Si les forces de l'ordre leur ont demandé de partir des lieux ce matin, le collectif a refusé et un délai de 48 heures leur a été accordé. Le groupement explique ne pas avoir accepté les solutions d'hébergement de la préfecture car les foyers proposés sont "totalement inadaptées pour des mineurs, qui sont scolarisés et qui ont besoin d’un accompagnement spécifique".

"Le renvoi de responsabilité entre Mairie, Préfecture et Département n’a que trop duré. Mineurs à la rue, mineurs en danger, il est inacceptable que les institutions défaillantes se reposent encore et toujours sur la société civile et les organisations militantes", peut-on lire dans le communiqué du collectif.

Ce dernier demande une prise en charge des mineurs isolés jusqu'à ce que leur minorité soit reconnue par la justice. Dans un communiqué, le département avait répondu que "les évaluations ont conclu que les jeunes étaient majeurs". Des recours en justice avaient alors été déposés.

Marie Roux avec M.L.