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"On a passé un pic sur le taux d'incidence": des signaux sanitaires encourageants dans le Rhône

Selon le directeur de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes, "les éléments d'épidémiologie sont plutôt intéressants", alors que le taux d'incidence baisse dans le département et dans la région.

Vers une amélioration de la situation sanitaire dans le Rhône? Pour Jean-Yves Grall, directeur général de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes, invité de BFM Lyon ce mardi soir, une "décroissance relativement importante et rapide depuis quatre à cinq jours du taux d'incidence" est observée dans le Rhône et à l'échelle de la région.

A l'échelle du département, le taux d'incidence a en effet reculé ces derniers jours. Il s'élève à 424,7 pour 100.000 habitants pour la semaine glissante du 11 au 17 avril, contre 440,9 pour la semaine du 4 au 10 avril. Même constat à l'échelle de la région, où le taux d'incidence est de 336,2 pour 100.000 habitants du 11 au 17 avril, contre 344,7 la semaine précédente.

"Tout ceci est de bonne augure, d'autant plus que nous restons avec un variant britannique majoritaire à 88% et que n'avons pas de variant brésilien à l'heure actuelle, ou à peine à 1,5%. Pour l'instant, les éléments d'épidémiologie sont plutôt intéressants", a affirmé le directeur de l'ARS.

Légère baisse en réanimation

Si pour Jean-Yves Grall, "on a passé un pic sur le taux d'incidence", "on est encore en plateau haut sur la réanimation". Actuellement, 509 patients sont hospitalisés pour Covid-19 dans les hôpitaux lyonnais, dont 134 en réanimation, selon les derniers chiffres des HCL ce mardi. Petite lueur d'espoir: le nombre de patients en réanimation a légèrement baissé entre le 12 et 19 avril. 244 lits de réanimation sont armés, le même nombre que la semaine précédente et le taux d'occupation s'élève à 91,4%.

"Nous ne sommes jamais revenus à un état antérieur à la deuxième vague, nous gardons entre 250 à 300 patients Covid-19 en réanimation dans la région. Le retour à la normale ne se fera pas avant l'été dans les services de réanimation", a expliqué le directeur de l'ARS, qui dit cependant attendre "une décroissance des arrivées en réanimation dans les jours qui viennent".
Fanny Rocher