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Lyon: la Cité Tony Garnier menacée par les squatteurs

La cité Tony Garnier à Lyon.

La cité Tony Garnier à Lyon. - Capture d'écran Google Streetview

Dans un communiqué publié mercredi, la direction du Musée urbain Tony Garnier indique qu'une dizaine d'appartements sont squattés par "de jeunes adultes liés (...) à des activités illicites".

Labellisée "Patrimoine remarquable du XXe siècle" depuis 2003, la Cité Tony Garnier, dans le 8e arrondissement de Lyon, fait face à une insécurité croissante liée à l'occupation illégale de nombreux appartements en attente de réhabilitation.

Des activités illicites

La direction du Musée urbain Tony Garnier, chargée de promouvoir cet ensemble d'habitations conçu par l'architecte éponyme, a alerté sur cette "situation sans précédent" dans un communiqué adressé mercredi à la presse ainsi qu'aux élus locaux, à la police et à la direction de Grand Lyon Habitat, bailleur social propriétaire du quartier.

"De nombreux appartements de la Cité Tony Garnier (...) sont squattés. Ces logements sont vides depuis plusieurs années, dans l'attente d'une réhabilitation. La période de confinement semble avoir été propice pour certains réseaux qui ont organisé la prise de possession de dizaines d'appartements", indique le texte, qui a fait l'objet d'une motion adoptée en conseil d'administration.

"Il ne s'agit pas là de familles sans logis qui auraient trouvé refuge mais de jeunes adultes liés, comme ce fut le cas lors du drame du 28 juin (un règlement de comptes entre bandes rivales, ndlr) à des activités illicites", ajoute la direction du musée.

1500 logements

"Les locataires de cet ensemble urbain vivent au quotidien avec un fort sentiment d'insécurité, les plus vulnérables n'osent plus sortir de chez eux, se sentant en danger", insiste-t-elle.

La Cité jardin, dite Cité des Etats-Unis - c'est le nom du quartier - ou Cité Tony Garnier, construite entre 1921 et 1933, premier ensemble d'Habitations à Bon Marché, compte quelque 1500 logements répartis en douze îlots. Son label "Patrimoine remarquable" lui vaut de recevoir chaque année plus de 35.000 visiteurs, selon le musée.

Par B.R. avec AFP