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Cité Tony Garnier à Lyon: le bailleur assure faire la chasse aux squatteurs

La cité Tony Garnier à Lyon.

La cité Tony Garnier à Lyon. - Capture d'écran Google Streetview

La Cité Tony Garnier fait face à une insécurité croissante liée à l'occupation illégale de nombreux appartements en attente de réhabilitation, a alerté mercredi le musée urbain Tony Garnier.

Le propriétaire des 1.500 logements de la Cité Tony Garnier à Lyon a assuré jeudi lutter contre l'emprise croissante des squatteurs, après avoir été mis en cause, la veille, par le musée chargé de promouvoir ce patrimoine architectural.

"GrandLyon Habitat traite depuis 2019 les problèmes de squats sur l'ensemble immobilier de la Cité Tony Garnier", indique le bailleur social dans un communiqué.

Durcissement pendant le confinement

Mais il a reconnu qu'à l'occasion du confinement, "ce phénomène s'est durci de façon inquiétante sous l'action de réseaux qui contactent directement les locataires sur le point de déménager, pour récupérer un double des clefs et s'accaparer les logements au départ des locataires".

"Cette occupation illicite génère des troubles et une insécurité importante dans les allées des immeubles concernés. Les habitants ont peur et ne souhaitent pas, pour la plupart, témoigner de cette situation de peur de représailles", poursuit GrandLyon Habitat.

Mercredi, la direction du Musée urbain Tony Garnier, chargée de promouvoir cet ensemble d'habitations conçu il y a un siècle par l'architecte éponyme, avait alerté sur cette situation "sans précédent", en déplorant un manque de réaction de la part du bailleur.

Programme de sécurisation

Celui-ci a fait valoir jeudi des procédures d'expulsion qu'il a engagées devant le tribunal et un programme de sécurisation des logements vacants, retardé par la crise sanitaire mais dont les premiers équipements "seront installés la semaine prochaine". GrandLyon Habitat ajoute que d'autres bailleurs de la métropole rencontrent des difficultés similaires, "ce qui laisse augurer un vaste réseau organisé".

La Cité jardin, dite Cité des Etats-Unis - c'est le nom du quartier - ou Cité Tony Garnier a été construite entre 1921 et 1933. Ce premier ensemble d'habitations à bon marché (HBM) compte quelque 1.500 logements répartis en douze îlots. Son label "Patrimoine remarquable du XXe siècle", obtenu en 2003, lui vaut de recevoir chaque année plus de 35.000 visiteurs.

Par B.R. avec AFP