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Les prix des appartements se stabilisent voire commencent à baisser en région parisienne

Selon les prévisions des notaires du Grand Paris sur le début de l'année, le prix des appartements devrait se stabiliser dans la région parisienne voire légèrement baisser.

Alors qu'ils observent un ralentissement des transactions depuis quelques mois dans la région parisienne, les notaires du Grand Paris estiment que les prix devraient continuer leur progression dans la région mais principalement pour les maisons anciennes et si on compare sur un an. Le prix des appartements devrait lui stagner, notamment en petite couronne, quand la grande couronne prendra encore de la valeur.

Hausse de 6% pour les maisons

Pour les appartements, de février 2021 à février 2022, les prix pourraient selon leurs estimations issues des avant-contrats, augmenter de 1% en moyenne avec une différence entre la grande couronne (+4%) et la petite couronne (+1,7%).

Pour les maisons la hausse annuelle resterait soutenue, avec une augmentation nette de l'ordre de 6% pour la petite couronne et la grande couronne, marquant tout de même une décélération par rapport à octobre 2021.

D'ailleurs, pour les appartements, un pic a été atteint en octobre dernier. Les prix seront ainsi en léger repli en février par rapport à octobre dans tous les départements de la région, si on se fie aux estimations réalisées avec les avant-contrats. Mais il faudra attendre plusieurs mois pour voir s'il s'agit d'une vraie tendance de fond. Les notaires évoquent ainsi un "tassement ponctuel et récent des prix, qui tient sans doute à la saisonnalité". L'hiver est en effet une période moins dynamique pour l'immobilier avec une demande moins forte.

Evolution des prix immobiliers en Ile-de-France
Evolution des prix immobiliers en Ile-de-France © Notaires du Grand Paris

Du côté des maisons, toujours selon les projections des notaires, les prix seraient stables ou en très légère baisse en février prochain par rapport à octobre dernier.

Evolution des prix immobiliers en Ile-de-France
Evolution des prix immobiliers en Ile-de-France © Notaires du Grand Paris

Combien coûte une maison en Ile-de-France ?

Selon les notaires du Grand Paris, une maison coûte en moyenne 356.400 euros en moyenne en Ile-de-France.

Ces derniers constatent d'importants écarts entre la petite couronne (431.000 euros) et la grande couronne (325.600 euros).

Le département le plus cher pour acheter une maison reste les Hauts-de-Seine (92) avec une moyenne de 720.400 euros. Le moins cher étant la Seine-et-Marne (77) avec une moyenne de 272.700 euros.

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Effet crise sanitaire

La crise sanitaire a eu un véritable impact sur le rapport au logement. Et l'Ile-de-France aura été moins dynamique que les autres régions, bien que la banlieue parisienne progresse en raison de la forte demande de maisons des particuliers.

"Paris est fortement impactée par la crise. Le reste de l’Ile-de-France et les 10 plus grandes villes de province ont vu leurs prix ralentir légèrement. Les "gagnantes" sont les villes moyennes et petites, les maisons et stations balnéaires", estime la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) dans son bilan annuel.

Pour illustrer ses propos, la Fnaim a étudié l'évolution des prix immobiliers avant la crise sanitaire et l'a comparée à celle observée après le confinement. Le résultat ? Les prix immobiliers, qui augmentaient de près de 13% dans la capitale avant la crise, ont stagné avec une hausse de 0,9% depuis le confinement*, selon la Fnaim. Un des signes du choc qu'ont représenté les multiples confinements pour les Parisiens.

Dans le reste de la région, la hausse des prix a accéléré, passant de 7,5% à 8,2%. Ce qui révèle un retournement de tendance et une redistribution des cartes pour le marché immobilier.

Avec des prix plus abordables en grande couronne, les acquéreurs n'hésitent plus à s'éloigner pour acheter un bien avec un extérieur ou une pièce en plus. Le confort ou le "mieux-vivre" dans son logement est un critère de plus en plus important qui déclenche ces déménagements quand l'adoption massive du télétravail les facilite.

"La tendance des dernières années qui était celle de la métropolisation à marche forcée, soutenue par les pouvoirs publics qui y voyaient l’avenir de l’organisation territoriale, est battue en brèche. Les Français se tournent vers les villes périphériques et les zones rurales (lorsque c’est possible pour eux), préférant jouir d’espaces plus grands, plus proches de la nature, quitte à augmenter les temps de trajet", souligne Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim.

*Evolution basée sur la hausse des prix constatée un an et demi avant la crise et un an et demi après la crise, soit de septembre 2018 à mars 2020 vs mai 2020 à novembre 2021.

Marion Marten-Pérolin