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En région parisienne, le nombre de ventes immobilières a un peu baissé depuis quelques mois

Malgré une année toujours très dynamique dans la région, grâce aux achats en petite et en grande couronnes, les ventes immobilières ont un peu marqué le pas au second semestre selon les notaires.

Même si l'année 2021 a été une année exceptionnelle pour l'immobilier, la période d'août à octobre a été marquée par un relatif retour au calme de l'activité en Ile-de-France avec une diminution de l'activité de l'ordre de 2% par rapport à la même période l'année précédente, selon les notaires. Ces derniers ont ainsi enregistré 44.010 ventes d'août à octobre 2021 dans la région parisienne.

Signe que l'essentiel des acquisitions post-confinements se sont concrétisées au premier semestre 2021. Les notaires du Grand Paris constatent tout de même une "bonne tenue" du marché avec un nombre de ventes en baisse pour les maisons de 7% et en hausse pour les appartements de 1%.

"Cependant, les résultats restent en nette progression par rapport à la moyenne de longue période, témoignant du dynamisme du marché (+11% par rapport à août-octobre des dix dernières années). Le mois d’octobre 2021 a pourtant été assez décevant", soulignent les notaires du Grand Paris.

Regain d'intérêt pour Paris

Les prix ont pour la première fois diminué dans la capitale en 2021. La baisse des prix observée (-1,4% sur un an pour la période août-octobre) a accéléré les ventes à la fin de l'été avec une reprise de l'activité, en augmentation de 13% sur la période août-octobre 2021 par rapport à la même période en 2020. Soit 8.900 ventes sur les trois mois concernés.

Avec un prix moyen qui plafonne à 10.700 euros/m2, la capitale renoue avec certains acquéreurs, même si seuls les cadres, les retraités ou les acquéreurs disposant d'une apport très élevé peuvent encore y acheter un logement. Un prix qu'il faut comparer à la moyenne en Ile-de-France qui s'élève à 6.830 euros/m2 (en hausse de 1,6% entre août-octobre 2020 et août-octobre 2021), avec d'importantes disparités selon les départements et les types de logement.

Cette pause de la hausse des prix constatée par les notaires est le signe de la saisonnalité, l'activité est généralement plus calme en automne et en hiver. Mais ces derniers estiment, à partir des avant-contrats, que dans la région, "de février 2021 à février 2022, les prix des appartements n’augmenterait plus que de 1%, avec des évolutions toujours plus fortes en grande couronne (+4%), qu’en petite couronne (+1,7%). Enfin, la hausse annuelle des prix des maisons resterait très soutenue (+6,1% en petite couronne et +6,4% en grande couronne en février 2022) mais en légère décélération par rapport à la hausse annuelle d’octobre 2021".

Retour à la raison en 2022?

Ces tendances, amorcées en fin d'année 2021, pourraient donc marquer une forme de retour à la raison pour le marché en 2022, avec des incertitudes liées à l'élection présidentielle, la crise sanitaire, l'évolution des taux immobiliers et les réformes sur la rénovation énergétique.

Toutefois, dans son bilan anuelle de l'activité du marché immobilier, la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a indiqué que "dans un contexte inflationniste, l'immobilier est un actif qui les protège et intéresse ainsi les Français. Et la crise a profondément modifié le marché et la demande, au profit des zones rurales ou périurbaines et des maisons".

Le syndicat des professionnels de l'immobilier constate d'ailleurs un recul du nombre d'annonces, signe du dynamisme du marché, avec un recul de 6% des annonces sur Paris sur l'année 2021. Dans le même temps, les annonces ont augmenté en Ile-de-France.

"La baisse des annonces peut aussi s'expliquer par un réflexe des vendeurs de se retirer du marché en attendant des jours meilleurs. Cela ne veut en revanche pas dire qu'il n'y a pas assez d’annonces", précise Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM.

Le marché reste donc particulièrement dynamique, avec des acquéreurs qui ont parfois le sentiment d'arriver trop tard lorsqu'ils appelent pour visiter un bien. Les délais de ventes ont reculé partout, sauf à Paris selon Century21.

Marion Marten-Pérolin