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Calais : 130 migrants expulsés d'une friche

Des migrants sont assis sur une barrière près de la rocade du port de Calais le 30 mars 2018

Des migrants sont assis sur une barrière près de la rocade du port de Calais le 30 mars 2018 - Denis Charlet © 2019 AFP

En raison des travaux en cours sur l’ancienne usine Magnesia, 130 migrants ont été expulsé du site par les autorités. Une opération de mise à l’abri a débuté ce vendredi matin.

Après plusieurs jours de procédure judiciaire, le préfet du Pas-de-Calais a ordonné ce vendredi matin l’expulsion des migrants installés dans les hangars de l’ancienne usine Magnesia, à Calais. Une opération de mise à l’abri a débuté aux alentours de six heures ce matin, a annoncé la préfecture dans un communiqué.

Le propriétaire du terrain de l’ancienne usine avait saisi le président du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer," afin de faire cesser cette occupation illicite, particulièrement dangereuse", précise le communiqué de la préfecture. Une ordonnance d’expulsion avait été rendue par le tribunal lundi 5 juillet.

"C'est déplorable car on remet les gens à la rue dans des conditions atmosphériques catastrophiques", dénonce François Guennoc, président de l'Auberge des migrants interrogé par l'AFP. D'après lui, ce lieu est "l'un des seuls endroits où les exilés pouvaient se mettre à l'abri de la pluie."

Des travaux en cours sur les lieux

Depuis le 4 juin, un chantier est en cours sur le site, qui a vocation à "devenir une zone d’habitation collective" composée de près de 200 logements. Des expulsions avaient eu lieu en amont du début des travaux pour sécuriser le site. Environ 500 migrants, notamment Soudanais et Iraniens, avaient été expulsés.

"Des structures batimentaires, dont certaines sont amiantées, présentent des signes avérés de fragilité, et risquent de s’effondrer à tout moment, indique la préfecture. La présence sur ce site en travaux, par toute personne non autorisée, est donc dangereuse."

Des migrants, parmi lesquels des familles, étaient toujours installés dans les hangars malgré les interdictions. Une fois l’ordonnance d’expulsion rendue par le Tribunal Judiciaire de Boulogne, le préfet a pu procéder à leur expulsion. Ces migrants doivent être orientés vers des structures d'accueil. "Les familles et les mineurs non-accompagnés sont pris en charge dans le Pas-de-Calais", précise la préfecture.

Margot Hutton