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Bridgestone: le RN juge Xavier Bertrand "complice" du sort de l'usine de Béthune

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR), lors d'une interview, le 5 février 2020 à Paris (PHOTO D'ILLUSTRATION)

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR), lors d'une interview, le 5 février 2020 à Paris (PHOTO D'ILLUSTRATION) - FRANCOIS GUILLOT © 2019 AFP

Le porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu s'en est pris sur France 3 au président des Hauts-de-France alors les emplois de 863 personnes sont menacés par la fermeture de l'usine.

Le porte-parole du RN Sébastien Chenu a accusé dimanche le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, d'être "complice" du sort de l'usine Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais), à la veille d'une réunion lundi entre gouvernement, élus et syndicats de l'usine.
"Ou bien Xavier Bertrand ne savait pas que Bridgestone allait fermer, et c'est très grave parce que les ouvriers le savaient, et alors il est déconnecté, ou il le savait et il est complice", a affirmé Sébastien Chenu, par ailleurs élu des Hauts-de-France, lors de l'émission Dimanche en politique sur France 3.

Xavier Bertrand accusé de mentir aux ouvriers

Xavier Bertrand a assuré pour sa part sur Europe 1 avoir alerté depuis plusieurs mois sur les risques entourant ce site employant 863 personnes, et dont le géant japonais du pneu a annoncé la fermeture.

Selon Sébastien Chenu, "quand on signe des accords de libre-échange avec la Corée et qu'on accepte qu'il y ait des livraisons de pneus moins chers, on ne se bat pas, on ment aux ouvriers. Tous ces gens-là, Emmanuel Macron, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, baratinent les ouvriers".

Une diversification de la production prônée par le RN

L'élu RN, dont le parti est le principal adversaire de Xavier Bertrand en vue des régionales de mars 2021 dans les Hauts-de-France, a accusé ce dernier de "courir les entreprises qui ferment dans les Hauts-de-France pour verser des larmes de crocodile, comme les autres parce qu'ils sont prisonniers d'une logique politique".

"Nous avons demandé qu'on crée un fonds pour la réindustrialisation des Hauts-de-France", a-t-il dit, "qu'on puisse diversifier la production de pneus. Les pneus écolos, la question du recyclage des pneus, la filière du pneu: rien n'a été tenté."
C. N. avec AFP