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Nord: avec la canicule, les services d'urgence sont en surchauffe

Les appels au Samu du département ont augmenté de 40% ces derniers jours par rapport à une période normale et les patients affluent dans les services d'urgences de la région lilloise.

Des pics à 35°C, 36°C et même 37°C... Le Nord connaît depuis plusieurs jours un important épisode caniculaire. Conséquence directe de ces fortes chaleurs, le Samu du département a enregistré le week-end dernier une augmentation de 40% de ses appels par rapport à une période normale.

Malaises, désydratations, chutes de tension: le Samu est de plus en plus sollicité pour des symptômes directement liés à la canicule et pour lesquels de nombreux patients passent par les urgences.

"Les gens sont fatigués, ils n'arrivent pas à bien dormir, ils n'ont pas une bonne récupération donc on les voit de plus en plus à l'hôpital", résume au micro de BFM Grand Lille Claude Meurisse, urgentiste et président de la commission médicale du centre hospitalier de Valenciennes.

Des patients âgés, mais les plus jeunes loin d'être épargnés

À l'hôpital de Valenciennes, le nombre d'entrées aux urgences est ainsi en augmentation de 30% par rapport à l'été dernier. Un afflux auquel doivent faire face des médecins qui ont déjà lutté durant des mois contre le Covid-19.

Et si l'établissement hospitalier de Valenciennes accueille principalement des personnes âgées en cette période de canicule, les plus jeunes ne sont pas épargnés par les fortes chaleurs et ils viennent gonfler les rangs des patients.

"On a des gens qui sont en bonne santé, qui pensent prendre un médicament qui peut sembler peu dangereux pour l'organisme et qui se retrouvent dans un service d'urgence parce que les effets secondaire sont directement liés à la fatigue et à la désyhdration", explique Nicolas Roothaer, médecin urgentiste.

Une tension temporaire sur les urgences

L'arrivée de nombreux patients est un défi d'autant plus compliqué à relever pour l'hôpital de Valenciennes qu'il n'y a plus qu'un seul lit par chambre en raison de l'épidémie de coronavirus. Par manque de place, la majorité des patients sont donc traités en ambulatoire.

"De la tension" commence ainsi à se faire sentir "dans les hôpitaux de Dunkerque et de Valenciennes, et dans la métropole lilloise avec notamment Saint-Vincent et Saint-Philibert", a déclaré le Dr Patrick Golstein, chef du pôle de l’urgence au CHRU de Lille, à La Voix du Nord.

Dans des propos recueillis par France Bleu Nord, le médecin se veut tout de même rassurant, expliquant l'impact "sur les services de santé de l'épisode caniculaire devrait s'arrêter en début de semaine prochaine".

Juliette Mitoyen Journaliste BFM Régions