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Covid-19: le préfet du Nord pas favorable à l'ouverture de grands centres de dépistage

En visite dans un vaccinodrome de Marcq-en-Barœul mardi, Georges-François Leclerc a dit privilégier la vaccination au dépistage de grande ampleur, malgré les déclarations de Gabriel Attal dimanche.

Il n'y aura pas de grands centres de dépistage dans le Nord pour l'heure. En déplacement ce mardi matin dans le centre de vaccination de Marcq-en- Barœul, le préfet du Nord Georges-François Leclerc a dit vouloir préférer "la proximité" à la "grande quantité".

"Les dépistages se font dans différents lieux (...) plus il y aura de points de test, mieux ce sera. Il faut plutôt développer la proximité que la grande quantité", a déclaré le préfet, alors que les centres de dépistage sont assaillis et que le taux d'incidence bat des records dans le Nord et le Pas-de-Calais, avec 1900 cas pour 100.000 habitants.

Le préfet souhaite surtout encourager la vaccination dans sa région alors que 90,4% des habitants sont complètement vaccinés mais seulement 51% ont reçu une dose de rappel, selon les données publiées par l'ARS le 9 janvier. Le taux d'incidence bat

Un "plan de renforcement" des dépistages

Les propos du préfet du Nord interviennent deux jours après les propositions du gouvernement pour renforcer les capacités de tests partout en France, face à la vague provoquée par le variant Omicron.

Dimanche, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, a évoqué un "plan de renforcement" des capacités de tests avec, notamment, le déploiement de "plusieurs centaines" de centres de dépistage à proximité des centres de vaccination.

Parallèlement, le gouvernement souhaite permettre aux pharmaciens de créer eux-mêmes leur centre de dépistage, en plus des barnums déjà disponibles. Enfin, les professions habilitées à effectuer les dépistages vont être élargies, notamment aux biologistes moléculaires depuis ce lundi.

Louis Chahuneau