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Y aura-t-il suffisamment de jouets à Noël et seront-ils plus chers?

Le chaudron magique de l'australien Moose futur best seller de Noël.

Le chaudron magique de l'australien Moose futur best seller de Noël. - Moose

L'enseigne JouéClub qui dévoile sa sélection de Noël assure avoir sécurisé ses commandes et négocié plus durement ses tarifs pour éviter les ruptures et l'inflation à la veille de Noël.

Alerte rouge sur Noël. Alors que l'inflation repart à la hausse depuis quelques mois et que la pénurie de matières premières touche de plus en plus de secteurs, des nuages planent sur les fêtes de fin d'année. Et en particulier sur les jouets qui sont majoritairement fabriqués en Chine.

Le jouet est un marché par nature rupturiste. Des produits peuvent susciter un engouement très fort alimenté par le bouche à oreille de la cour de récréation. Chaque année, une poignée de références font ainsi l'objet de ruptures dans les dernières semaines de l'année. Une tendance qui pourrait s'accentuer avec les pénuries actuelles et des difficultés rencontrées sur les chaînes logistiques du monde entier.

Pour autant du côté de JouéClub, on reste plutôt optimiste. Le leader des enseignes de jouets en France qui vient de dévoiler sa sélection de produits de Noël assure avoir été très attentifs aux capacités de productions de ses fournisseurs.

"Nous avons fait nos sélections de produits de Noël en fonction des risques de rupture, confie Jacques Baudoz, le PDG de JouéClub. S'il y avait un risque, on a préféré ne pas sélectionner les produits. Nous avons positionné nos commandes fermes plus tôt que d'habitude, aux alentours du mois de mars. Et surtout nous avons anticipé les livraisons pour Noël. Elles ont débuté en mai et vont se poursuivre jusqu'en septembre."

Mattel va augmenter ses prix

Pas de quoi s'inquiéter pour la disponibilité mais l'inflation n'est pas à écarter. En juin dernier, le directeur général de Mattel a prévenu.

"Nous envisagerons d'augmenter les prix au cours du second semestre de l'année, a-t-il assuré à la BBC. Nous n'avons pas défini [quels produits seront affectés], mais c'est en réponse à certaines des pressions inflationnistes. Nous ne sommes pas les seuls à l'avoir fait, dans notre industrie, tout le monde l'a fait - et personne n'est surpris par [les augmentations de prix]."

Une mise en garde que JouéClub tient à relativiser.

"Quelques multinationales ont effectivement augmenté leurs prix mais ce n'est pas la majorité, assure Jacques Baudoz. Nous avons négocié avec elles pour les limiter. Nous leur avons demander de sacrifier un peu de leurs marges et nous en ferons autant."

L'enseigne qui tente de se fournir davantage en Europe (tricycles en Espagne, jeux d'imitation dans le Jura), tente de rassurer ses clients.

"Nous n'augmenterons pas nos prix entre le moment où nous dévoilerons le catalogue et ce jusqu'au 25 décembre", assure la patron de JouéClub.

Une manière de distinguer des vendeurs en ligne qui n'hésitent pas à faire gonfler leurs prix quand la demande explose.

Et quels seront ces produits stars qui vont s'arracher à Noël? Si JouéClub parie sur les cartes Pokemon, le retour des poupées Bratz pour leurs 20 ans ou encore sur les produits dérivés du jeu vidéo phénomène Among Us, c'est un étrange chaudron qui a attiré l'attention lors de la présentation des jouets de Noël.

Le chaudron magique de Moose, best seller de Noël.
Le chaudron magique de Moose, best seller de Noël. © BFM Business

Elu jouet de l'année 2021 par les acheteurs des enseignes françaises, My Magic Mixies de la société australienne Moose Toys est un chaudron en plastique dans lequel l'enfant fait apparaître un jouet après avoir mélangé divers ingrédients. Un produit qui est resté secret jusqu'à présent mais que toutes les grandes enseignes de la planète s'arrachent pour Noël de Walmart aux Etats-Unis à Leclerc en France.

"Il y a un effet "waouh" immédiat avec ce jouet, c'est un carton assuré pour Noël", assure Olivier Donval, le directeur des collections de JouéClub.

Il sera proposé à 69 euros mais le prix devrait rapidement enfler sur internet en cas de rupture...

Frédéric Bianchi
https://twitter.com/FredericBianchi Frédéric Bianchi Journaliste BFM Éco