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Virgin veut faire rouler son train ultrarapide Hyperloop en 2025

Virgin Hyperloop One a annoncé la construction d'un centre de certification en Virginie-Occidentale pour ouvrir ses première ligne en 2025.

Le ou plutôt les projets Hyperloop repartent. Après des semaines de vie industrielle au ralenti du fait de la Covid 19, les opérateurs de ce train ultra rapide imaginé par Elon Musk se remettent sur rails.

La première à donner des nouvelles est Hyperloop One rachetée par Richard Branson en 2017. Le bouillonnant patron vient d'investir 500 millions de dollars dans la création d'un centre d'expérimentation en Virginie Occidentale qui sera opérationnel en 2023. Virgin Hyperloop One dispose déjà d'un centre d'essai dans le désert du Nevada à proximité de Las Vegas.

"Nous sommes sur le point de faire du voyage Hyperloop une réalité pour les gens du monde entier", promet le fondateur de l'empire Virgin. Selon le Figaro, Virgin Hyperloop One démarrera le processus de certification en 2025 afin de commencer à ouvrir ses première ligne.

Les ingénieurs de la SNCF au service d'Hyperloop

Pour l'instant, le rêve d'un train supersonique, tel qu'il était imaginé dans le projet d'Elon Musk, est loin d'être atteint. Le dispositif de tube sous pression dans lequel les rames circulent grâce à un champ magnétique promettait une vitesse maximum de 1102 km/h. Lors des tests, il n'atteint pour l'instant que 370 km/h.

Hyperloop One se donne donc moins de 5 ans pour certifier un train capable de transporter des passagers et du fret à 1000 km/h dans des tunnels à sustentation magnétique. Chaque capsule aura une capacité d'une vingtaine de passagers et 3 tonnes de fret.

Richard Branson n'est pas seul à être convaincu que ce rêve deviendra réalité. Des spécialistes mondiaux du transport investissent dans le projet. L'actionnaire principal est DP World (leader des terminaux portuaires et filiale du fonds Dubai World) avec 59%. Dès 2016, la SNCF a aussi tenu à être de l'aventure financièrement, mais aussi en apportant son expertise.

"La filiale innovation de la SNCF a mobilisé des ressources en ingénierie et nous a aidés à valider le design, les spécifications ainsi que les aspects sécurité", indique Figaro Bruce Kemp, directeur mondial sécurité, certification et conformité pour Virgin Hyperloop One.

Une base Hyperloop à Toulouse

Dans l'Hyperloop, Virgin n'est pas seule en piste. Face à elle, Hyperloop Transportation Technologies (HTT). Cette société américaine a été fondée par Dirk Ahlborn et Bibop Gresta avec l'appui de la société canadienne Transpod.

HTT se déploit en Europe. Pour mettre au point sa technologie, elle a créé en 2017 un centre d'essai à Toulouse sur l'ancienne base militaire de Francazal. Il y a un an elle inaugurait un tunnel d'essai.

Beaucoup se demande si Elon Musk, qui a gratuitement mis son projet sur Internet à disposition des startups est encore lié à Hyperloop. S'il ne développe pas les trains, il a créé The Boring Company, une entreprise chargée de percer des tunnels.

Beaucoup pensaient au départ que ces infrastructures seraient conçues pour véhiculer les train supersoniques. Pas tout à fait. Elles seront finalement un "métro futuriste" pour désengorger les trafic urbain en permettant aux véhicules autonomes de parcourir les villes en sous-sol à 250 km/h.

Il y a un an, le fondateur de Tesla et SpaceX dévoilait ses premiers contrats. L'un à Las Vegas pour relier le Centre des conventions au Strip, le boulevard principal bordé d'hôtels et de casinos. Un autre à Chicago pour relier le centre ville à l'aéroport O'Hare en 12 mn. Elon Musk affirmait que le tunnel de Vegas serait prêt pour la fin 2020 et 2021 pour celui de l'Illinois.

https://twitter.com/PascalSamama Pascal Samama Journaliste BFM Éco