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Vacances: les Français se serrent moins la ceinture cet été

Sur une plage d'Ajaccio, en Corse, en 2013.

Sur une plage d'Ajaccio, en Corse, en 2013. - Pascal Pochard Casabianca - AFP

Les Français sont moins nombreux à déclarer devoir rogner sur leurs dépenses pour les vacances et les loisirs, selon une étude du Credoc. Le taux de départ reste par ailleurs stable à près de 6 Français sur 10.

D'ici la rentrée, ils compteront un peu moins leurs dépenses. Même s'ils ne sont pas plus nombreux cette année à partir, les ménages français ont retrouvé des marges financières et vont donc moins rogner sur leur budget pour les loisirs et les congés, selon une étude du Crédoc publiée jeudi.

En 2015, "alors que la reprise semble proche, les ménages reprennent espoir dans l'amélioration de leurs conditions de vie", résume le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie.

"Moins inquiets vis-à-vis du chômage"

Le Crédoc indique que les ménages français "ont moins le sentiment de devoir se serrer la ceinture, se montrent moins inquiets vis-à-vis du chômage et de la pauvreté même si l'emploi reste en tête de leurs préoccupations".

Si le taux de départ en vacances reste stable à 59%, comme en 2014, les Français semblent retrouver des marges de manoeuvre financière en matière de loisirs et de vacances, selon l'étude.

Du mieux surtout chez les jeunes et les hauts revenus

"Seuls 53% déclarent devoir rogner sur leurs dépenses en la matière, ils étaient 61% un an auparavant. Toutes les catégories d'âge et classes sociales ressentent ce léger mieux, mais la tendance est plus marquée chez les jeunes et les hauts revenus", est-il précisé.

Le Crédoc souligne que le poste budgétaire consacré aux loisirs et à la culture "dépend étroitement de la conjoncture économique. Le contexte très anxiogène du début d'année a conduit également la population à revisiter ses priorités de vie et accorder un peu plus de place à leur temps libre".

Méthodologie

L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 2.000 personnes constitué selon la méthode des quotas, entre janvier et juin.

V.R. avec AFP