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Suisse: l'accord post-Brexit une "une bonne nouvelle pour le monde entier"

Le taux de chômage en Suisse a diminué, passant de 2,9% en mars 2018 à 2,7%, soit le niveau le plus bas depuis juillet 2012.

Le taux de chômage en Suisse a diminué, passant de 2,9% en mars 2018 à 2,7%, soit le niveau le plus bas depuis juillet 2012. - Fabrice Coffrini-AFP

Le futur président suisse et ministre de l'Economie Guy Parmelin a salué l'accord commercial post-Brexit.

L'accord commercial post-Brexit entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne est "une bonne nouvelle pour le monde entier", a déclaré dimanche le futur président suisse et ministre de l'Economie Guy Parmelin au journal Sonntags Zeitung. Et c'est une bonne nouvelle "pour la Suisse aussi", a ajouté celui qui prendra la présidence tournante du pays au 1er janvier, dans cette première réaction de la Suisse à l'accord signé in extremis cette semaine.

Il n'a toutefois pas fait de commentaire sur ce que cet accord pourrait signifier pour les négociations actuellement en cours entre la Suisse et l'Union européenne. "Nous attendons maintenant le texte et analyserons l'ensemble de la situation", a-t-il ajouté. Les experts estiment que le gouvernement suisse est sous pression pour négocier un meilleur accord avec l'UE, afin d'amortir le choc économique du Brexit, commente le journal.

Un accord entre le Royaume-Uni et la Suisse

Londres et Bruxelles ont signé jeudi un accord post-Brexit, après 10 mois d'intenses négociations et alors que la Grande-Bretagne, qui a officiellement quitté l'Union le 1er janvier 2020, doit sortir du marché commun au 1er janvier 2021. Après avoir à nouveau refusé de faire partie de l'Union européenne en 1992, la Suisse avait voté en 2000 en faveur d'accords bilatéraux avec l'Union. Mais Bruxelles avait décidé en 2008 qu'aucun nouvel accord ne serait possible sans un accord cadre fixant les modalités des relations, principalement économiques, entre la Suisse et l'UE. Et ne cache pas son impatience croissance d'arriver rapidement à un tel accord.

Guy Parmelin s'était rendu à Londres peu avant Noël -ce qui lui a valu de se placer en quarantaine à son retour- pour signer un accord avec la Grande-Bretagne facilitant l'accès réciproque des fournisseurs de services aux deux marchés.

AKM avec AFP