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Relance de l'économie: L'État pourra proposer des embauches en CDD de 1 à 6 ans

Les CDD embauchés le seraient sur le base des contrats de projet d'une durée comprise entre un et six ans.

Les CDD embauchés le seraient sur le base des contrats de projet d'une durée comprise entre un et six ans. - BERTRAND GUAY © 2019 AFP

Pour accompagner la mise en oeuvre du plan de relance de 100 milliards d'euros sur deux ans présenté le 25 août, l'État pourra avoir recours à des CDD, mais pas à des créations d'emploi public pérennes.

L'État apportera sa contribution en tant qu'employeur public au plan de relance de l'économie, mais pas sous forme d'embauches de fonctionnaires sous statut. Il pourra avoir recours à des CDD mais pas à des créations d'emploi pérennes, explique-t-on au ministère de l'Économie.

Dans le plan de relance "on ne prend pas des mesures pérennes mais des mesures de relance sur les deux ans" pour 2021 et 2022, selon une source au ministère.

Les contrats de projet sont des CDD de 1 à 6 ans

Il pourrait s'agir de contrats de projet, c'est-à-dire de CDD d'une durée comprise entre un et six ans, rendus possibles par la loi de transformation de la fonction publique adoptée l'an dernier.

Le contrat de projet permet aux employeurs publics (administration d'État, établissements publics) de recruter des personnes en contrat à durée déterminée (CDD) pour répondre à un besoin temporaire d'activité. Ce nouveau contrat n’ouvre droit a priori, ni à un contrat à durée indéterminée (CDI), ni à une titularisation.

"Les dépenses engagées seront structurelles"

"Notre obsession est de s'assurer que les dépenses engagées seront conjoncturelles et surtout pas structurelles", a déclaré le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt au journal L'Opinion.


Le nombre d'agents de la fonction publique d'Etat devrait pour sa part rester stable l'an prochain, comme en 2020 (47 postes supprimés sur plus de 2,4 millions). "Dans le budget 2021, nous avons fait le choix de la stabilité des emplois publics de l'Etat", a expliqué le ministre de l'Économie Bruno Le Maire dans une interview au quotidien Sud-Ouest, hier jeudi 13 août, confirmant le cap fixé en juillet lors du débat d'orientation des finances publiques.

La dette publique s'élèvera jusqu'à 121% du PIB

"Avec le Premier ministre, nous conservons notre objectif de maîtrise des dépenses publiques", a encore dit le ministre. En raison de la crise du coronavirus, le gouvernement prévoit pour cette année un creusement du déficit public à 11,5% du produit intérieur brut (PIB) et une envolée de la dette publique à 121% du PIB.

F.B. avec AFP