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Pour le PDG de Veolia, un rapprochement avec Suez "n'augmentera pas le prix de l'eau"

Antoine Frérot, le PDG de Veolia, s'engage à ce qu'un rapprochement avec Suez n'entraîne aucune hausse du prix de l'eau payé par le consommateur.

Antoine Frérot, le PDG de Veolia, s'engage à ce qu'un rapprochement avec Suez n'entraîne aucune hausse du prix de l'eau payé par le consommateur. - ERIC PIERMONT © 2019 AFP

Le rachat de Suez par Veolia, s'il se réalise, n'aura pas pour conséquence de faire monter le prix de l'eau payé par les consommateurs en France, a assuré jeudi le PDG de Veolia, Antoine Frérot.

"Je suis formel là-dessus", a affirmé Antoine Frérot, le PDG de Veolia, s'engageant à "ce que les Français ne payent pas leur eau plus cher", lors de son passage sur Europe 1. Il y était interrogé sur l'impact éventuel à la hausse du possible rachat de Suez sur les prix de l'eau facturé au consommateur.

"Mon partenaire Meridiam, pour l'activité Eau France qu'il va reprendre, non seulement s'engage à garder tous les emplois mais il s'engage également à ce que les Français ne paient pas leur eau plus cher. Et il s'engage même à créer des innovations pour améliorer la qualité du service", a-t-il affirmé.

Veolia, leader mondial du traitement de l'eau et des déchets, souhaite racheter son concurrent historique Suez, en commençant par la reprise de l'essentiel des parts (29,9%) détenues par Engie.

Meridiam reprendrait l'activité Eau France de Suez

Afin d'éviter l'obstacle des règles anti-trust compte tenu de la position dominante sur le marché français de deux deux groupes dans la distribution de l'eau, le groupe a déjà trouvé un repreneur pour l'activité Eau France de Suez, en la personne de Meridiam, fonds français spécialisé dans les infrastructures.

Engie a un mois pour répondre à l'offre de rachat, mais en attendant la direction de Suez a exprimé sa vive opposition.



De son côté, hier mercredi 2 septembre, dans un message aux salariés, le directeur général de Suez, Bertrand Camus, a jugé "particulièrement hostile" cette tentative de rachat. Selon lui, ce rapprochement "présente des risques majeurs et des incertitudes fortes en particulier sur nos équipes, nos emplois, l'avenir de nos activités Eau en France, et pour l'urgence écologique" faute de "saine concurrence".

Ce jeudi, Antoine Frérot lui a une nouvelle fois renouvelé son invitation à venir discuter. "D'abord, je le salue, et je réitère mon invitation à discuter de ce magnifique projet, car on peut le faire ensemble et on doit le faire ensemble", a-t-il dit.

F.B. avec AFP