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La CGT d'Engie craint "un début de démantèlement" pour Suez et Engie

Engie

Engie - Christophe Simon - AFP

Veolia veut constituer un champion mondial du traitement de l'eau et des déchets en rachetant à Engie près de 30% de Suez.

La CGT du groupe Engie, pressenti par Veolia pour lui vendre sa participation dans Suez, craint que cette opération ne signe "le début du démantèlement" pour Engie et Suez, dont la branche eau française serait aussitôt revendue au fond d'investissement Meridiam. Veolia a dévoilé dimanche son ambition de constituer un champion mondial du traitement de l'eau et des déchets en rachetant à Engie 29,9% de Suez (dont Engie détient au total 32%).

"Si ce rachat devait se faire, Engie se créerait un nouveau concurrent" dans la transition écologique dont il a fait "sa raison d'être", souligne la CGT d'Engie dans un communiqué publié mardi soir.

"Un telle décision engendrerait un début de désossage et une mise à mort annoncée de Suez et d'Engie", craint le syndicat. En effet, "au regard de l'enthousiasme de la direction d'Engie, suite au dépôt de cette offre sur nos parts de Suez, il est à craindre pour les autres activités et l'avenir de 60.000 de nos collègues que ce soit chez Inea, Axima, Cofely ou Endel".

Transition énergétique

Pour la CGT, "la force du groupe tient à la complémentarité gaz-électricité-énergies renouvelables-services-eau" et "l'ensemble de nos activités sont centrales pour la transition énergétique et assurent un véritable service public autour des enjeux actuels". Le syndicat ajoute que "les équipes de Suez se retrouveraient lâchées par leur actionnaire de référence (Engie)". "Si ce rapprochement forcé devait avoir lieu, ni Engie, ni Suez n'en sortirait gagnant", conclut le communiqué.

J. B. avec AFP