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Pour le dernier vol de son mythique 747, Qantas dessine un kangourou dans le ciel

Qantas Airways a banni certains MacBook Pro de ses vols.

Qantas Airways a banni certains MacBook Pro de ses vols. - CHRIS RATCLIFFE / AFP

Le dernier Boeing 747 exploité par la compagnie aérienne australienne s'est envolé mercredi de Sydney vers les Etats-Unis pour son ultime voyage. Il en a profité pour réaliser un hommage au logo de la compagnie, accessoirement un des emblèmes du pays.

Qantas voulait marquer le coup. La compagnie aérienne a donc organisé une petite surprise à ceux qui regrettent déjà le Boeing 747. Le mythique appareil faisait sa dernière sortie sous les couleurs de la compagnie australienne, avant d'être définitivement remis au garage, et s'est offert un tracé plutôt inhabituel.

Dans le ciel de Sydney, le "Jumbo Jet" a ainsi dessiné un kangourou, logo de l'entreprise et bien évidemment emblème de l'Australie. "Adieu, Reine des cieux" a tweeté la compagnie, affichant le tracé virtuel de son avion.

L'appareil de la compagnie nationale devait initialement cesser d'être exploité dans six mois, mais la chute brutale du trafic aérien à la suite de la pandémie de Covid-19 a précipité ses adieux.

Près de quarante-neuf ans après la livraison du premier 747 à la compagnie, "c'est un sentiment doux-amer, en raison de la formidable histoire, et de ce que cet appareil a fait pour changer l'industrie de l'aviation", a commenté avant le décollage Alan Joyce, le PDG de Qantas.

Qantas, après British Airways

Plusieurs amateurs d'aviation, ainsi que 150 anciens pilotes et membres d'équipage, se sont réunis mercredi à l'aéroport de Sydney pour faire leurs adieux au "Jumbo jet". L'appareil fera escale à Los Angeles avant de rejoindre le désert de Mojave.

La fin de carrière de la dernière "reine des cieux" de Qantas succède de peu à celle décidée par British Airways vendredi. La compagnie britannique a précipité la fin de ses 31 Jumbo jets, initialement prévue pour 2024.

Pour Qantas comme British Airways, le maintien dans la flotte de ces avions vieillissants et polluants devenait coûteux, alors que la pandémie a durement frappé l'aviation commerciale.

Thomas Leroy avec AFP