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Pour Geoffroy Roux de Bézieux, ce "n'est pas le moment" de reprendre la négociation sur les retraites

Le patron du Médef estime sur BFMTV- RMC que la priorité est le plan de relance. Entamer dès cet été les négociations sur le réforme des retraites "n'est pas la bonne stratégie", a-t-il expliqué.

Le Premier ministre Jean Castex reçoit jeudi et vendredi les partenaires sociaux pour discuter notamment de la réforme des retraite. Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, est convié à Matignon dans la matinée. Sur BFMTV-RMC il fait savoir que le calendier n'est pas le bon. "Se précipiter cet été pour négocier la réforme des retraite me paraît pas être la bonne stratégie", at-il lancé.

La priorité c’est le plan de relance, c'est de ça qu’on doit discuter cet été, fait savoir le patron des patrons, alors que de nombreuses entreprises ont vu leur activité chuter à cause de la pandémie. Le pays se relève très difficilement, il y a plein de négociations dans les entreprises des plans sociaux sont annoncés, je trouve que ce n’est pas le moment de remettre sur la table un sujet complexe

Le président du Medef estime que le dossier des retraites devrait plutôt être abordé à la rentrée. Ce délai pourrait notamment permettre d'avoir des estimations plus justes du déficit du régime.

"Donnez-nous la profondeur du trou" a lancé Roux de Beyzieux, le déficit ayant été encore agravé par la crise du Covid et aucune estimation récente n'ayant été fournie. "On parle de 30 millions, le Cor (Conseil d'Orientation des Retraites, NDLR) n’a pas chiffré non plus'

Le patron des patrons n'a pas changé de position sur cette réforme qui promet une remise à plat des modes de calcul, avec un sytème de points. "Je ne suis pas un fan de ce système universel, mais je suis prêt à discuter", a concédé Geoffroy Roux de Beyzieux. Reste le problème épineux de l'équilibre financier du régime. Comment obtenir plus de rentrées financières ?

"D’une manière ou d’une autre il faudra à un moment ou un autre, soit d’allonger la durée de cotisations soit repousser l’âge de départ', met en balance le Président du Medef, sa préférence portant sur la durée des cotisations, qui permet de ne pas pénaliser ceux qui ont commencé à travailler tôt.
Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco