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Plus de 55.000 chefs d'entreprise ont perdu leur emploi en 2016

Plus de 55.000 chefs d'entreprises ont perdu leur emploi en 2016.

Plus de 55.000 chefs d'entreprises ont perdu leur emploi en 2016. - Pixabay-CC

Les pertes d'emploi ont fortement augmenté chez les artisans taxis (+54%), les dirigeants d'auto-écoles (+20%) et les infirmiers libéraux (+21%). En revanche, on constate une stabilisation dans la restauration-rapide et les débits de boissons.

Malgré un recul de 7,6% du nombre de liquidations judiciaires prononcées, plus de 55.000 chefs d'entreprise ont perdu leur emploi en 2016, selon des chiffres* publiés ce jeudi par l'Observatoire de l'emploi des entrepreneurs. D'après cet observatoire, mis en place par le cabinet Altares et l'association GSC (assurance chômage pour les chefs d'entreprise), les artisans-commerçants et gérants de TPE ont été les plus touchés.

Les trois quarts des entrepreneurs ayant perdu leur emploi en 2016 avaient ainsi moins de trois salariés, et 14% en comptaient entre trois et cinq. Selon l'observatoire, l'âge médian des dirigeants concernés était de près de 45 ans. Par secteur d'activité, les entrepreneurs du bâtiment (24,8%) et du commerce (23,1%) ont concentré à eux seuls près de la moitié des pertes d'emploi.

Des professions plus impactées que d'autres

Les pertes d'emploi ont par ailleurs fortement augmenté pour les artisans taxis (+54%), les dirigeants d'auto-écoles (+20%) ou pour les infirmiers libéraux (+21%), et se sont à l'inverse stabilisées dans la restauration rapide ou les débits de boisson. La majorité des treize régions françaises s'inscrit en outre en amélioration par rapport à 2015, puisque sept d'entre elles présentent un nombre de liquidations judiciaires en baisse de plus de 10%.

Les données restent néanmoins contrastés. Plusieurs régions ont ainsi subi des pertes d'emploi à deux chiffres: la Corse (+23%), la Haute-Marne (+31,9%), les Hautes-Alpes (+22,9%) et l'Indre (+18%). Ces différentes données, issues de l'étude des liquidations judiciaires prononcées par la justice, n'intègrent pas "les procédures à l'amiable de dissolution ou de liquidation" ni "les révocations des mandataires sociaux", précise l'observatoire.

*Les données sont issues de l’étude des entreprises en liquidation judiciaire prononcée par le Tribunal de Commerce ou de Grande Instance. Ne sont pas intégrées les procédures à l’amiable de dissolution ou de liquidation de même que les révocations des mandataires sociaux

P.L avec AFP