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Plan de relance de l'UE: la France juge "possible et souhaitable" un accord dès ce week-end

Emmanuel Macron le 30 juin 2020 à Nouakchott en Mauritanie

Emmanuel Macron le 30 juin 2020 à Nouakchott en Mauritanie - Ludovic Marin

L'Elysée a dit vouloir "un accord rapide, (...) avant la fin de l'été" sur le plan de relance de l'UE de 750 milliards d'euros.

La France estime qu'il est "possible et souhaitable" de conclure un accord sur le plan de relance de l'UE au sommet européen de vendredi et samedi malgré les divergences qui subsistent entre certains pays-membres. "C'est possible d'avoir un accord ce week-end et c'est souhaitable", a indiqué l'Elysée, en réaffirmant la volonté de parvenir à "un accord rapide, c'est-à-dire avant la fin de l'été".

"Il y a une attente médiatique, politique, démocratique" mais aussi "des marchés financiers qui regardent ce que fait l'Europe face à la crise", a ajouté la présidence. "Il ne faut pas décevoir" ces attentes, selon elle. Emmanuel Macron se rendra à Bruxelles dès jeudi soir pour participer au sommet européen extraordinaire consacré au plan de relance de 750 milliards d'euros et au budget pluriannuel 2021-2027

Cette réunion s'annonce tendue en raison des réticences des Etats "frugaux" face à ce plan de relance, composé de 250 milliards de prêts, et surtout de subventions à hauteur de 500 milliards qui n'auront pas à être remboursées par les Etats bénéficiaires. Les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède et le Danemark notamment se montrent très méfiants à l'égard du plan, qui profitera surtout aux pays du Sud, Italie et Espagne en tête, les plus touchés par les conséquences socio-économiques dévastatrices de la pandémie du Covid-19.

"Chacun devra faire un effort"

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré mardi être "assez pessimiste" sur les chances qu'un accord soit trouvé ce week-end. Mais l'Elysée souligne que tous les dirigeants sont "prêts à négocier" et que, dans le cadre de ces discussions, "chacun devra faire un effort" pour parvenir à un consensus. Emmanuel Macron "défendra fermement" le montant de 500 milliards d'euros de subventions, contesté par les pays "frugaux", a ajouté son entourage.

Sur ces 500 milliards, la France devrait en recevoir environ 40, ce qui correspond entre "le tiers et la moitié" du montant du plan de relance national, qu'Emmanuel Macron a évalué mardi à 100 milliards d'euros, fait remarquer la présidence. Pour tenter de rapprocher les positions, Emmanuel Macron va continuer "à parler à un maximum de personnes" d'ici au sommet, selon la même source.

Après avoir accueilli mercredi le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, il recevra jeudi à l'Elysée le Premier ministre suédois Stefan Löfven et prévoit de s'entretenir par téléphone avec Angela Merkel, le Premier ministre autrichien Sebastian Kurz et le président du Conseil européen Charles Michel. A son arrivée à Bruxelles, il rencontrera le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte et pourrait s'entretenir avec d'autres dirigeants des 27.

P.L avec AFP