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Philippe Martinez dit à "Têtu" vouloir "faire plus" contre l'homophobie

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- - Thomas Samson - AFP

Ebranlé par deux récentes histoires d'homophobie au sein de la CGT, son leader, Philippe Martinez, a condamné ces actes dans le magazine Têtu et dit avoir réalisé que davantage devait être fait pour lutter contre ce phénomène.

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez condamne fermement deux affaires d'homophobie récentes émanant de membres du syndicat et estime qu'il faut "en faire plus" contre l'homophobie dans un entretien au magazine "Têtu" lundi.

Une affiche publiée par le syndicat CGT Info'Com sur les réseaux sociaux figurant Laurent Berger et le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux en "Sado et Maso" avait été vigoureusement dénoncée le 10 mai par la CFDT, parlant de "message à caractère homophobe".

Une sorte d'ultimatum à Info'Com

Six mois plus tôt, en décembre 2019, une vidéo montrait des grévistes de la CGT-RATP accablant d'insultes homophobes un chauffeur non gréviste pendant le combat contre la réforme des retraites.

"Même si le contexte est différent, la condamnation est la même", a souligné Philippe Martinez. "C'est inadmissible".
Il précise qu'un "courrier assez sec adressé aux dirigeants d'Info'Com part ce lundi pour repréciser les faits. C'est une sorte d'ultimatum. Car il y a eu d'autres affaires avec ce syndicat". "Je vais vous faire une confidence. Je pensais que se syndiquer à la CGT était un vaccin contre beaucoup de conneries. Notamment l'homophobie. Je dois me rendre à l'évidence, j'avais tort", reconnaît-il. 

Philippe Martinez rappelle qu'il participe à la Marche des fiertés et qu'un collectif LGBT existe au sein de la CGT depuis près de 20 ans, à qui il "a demandé d'accélérer toutes les formations dans toutes nos organisations pour lutter contre l'homophobie et les discriminations de ce genre".

De son côté, la CFDT a salué dimanche le 30e anniversaire du retrait par l'OMS de l'homosexualité de la liste des maladies mentales.

"C'est la mémoire de cette date symbolique que commémore chaque 17 mai la Journée internationale contre la LGBTphobie", assure le syndicat dans un communiqué. Il "rappelle aux employeurs leurs obligations légales en matière de lutte contre les discriminations et les appelle à amplifier les dispositifs de prévention sur le lieu de travail".
N.G. avec AFP