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Nike lance ses premières sneakers "mains libres"

Les Go FlyEase de Nike

Les Go FlyEase de Nike - Nike

Confortables, faciles à enlever et à enfiler, les Go FlyEase pourraient permettre à l'entreprise de surfer sur le succès des Crocs, dont les ventes ont explosé avec le confinement.

Un peu de confort par ces temps difficiles. Nike s'apprête à lancer une paire de sneakers unique en son genre pour la marque de sportwear. Les Go FlyEase se veulent "intuitives" à savoir "facile à enfiler, facile à enlever."

Si ce n'est pas la première paire sans lacets, celle-ci se veut "mains libres", sans même donc avoir à se baisser pour les mettre ou les enlever. Nike affirme s'être inspiré de la culture asiatique où les chaussures sont laissées à la porte des maisons. Et dans ces temps de pandémie, les Go FlyEase répondent évidemment à un double impératif pour certains : ne pas laisser entrer les chaussures et éviter de les toucher avec les mains.

"C’est en fait une innovation qu'on préparait depuis un petit moment mais elle est sortie juste au bon moment, quand nous en avions plus que jamais besoin" assure à CNBC Sarah Reinertsen, responsable de l'innovation chez Nike.

Si les Go FlyEase sont la nouvelle étape de la lente disparition des lacets entamée chez Nike, elles ont probablement aussi été inspirées du succès phénoménal des Crocs, ces chaussures/chaussons en caoutchouc qui ont explosé pendant les confinements de l'année 2020. Pas forcément réputées pour leur esthétisme (bien qu'elles deviennent des accessoires de mode), les Crocs se sont imposées dans beaucoup d'hôpitaux pour chausser le personnel soignant, puis dans les maisons. L'enseigne a d'ailleurs connu une impressionnante croissance en Bourse l'année dernière et table sur de nouvelles performances cette année.

Nike l'a donc fait à sa façon avec une sorte de ruban en caoutchouc qui joue le rôle de fermeture de la chaussure tandis qu'une sorte de béquille au niveau du talon permet de l'ouvrir. Ces sneakers seront disponibles le 15 février prochain sur invitation avant d'être déployées plus largement pour une centaine d'euros.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business