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Les vendanges s'annoncent plus abondantes que l'an passé

Un homme récolte du petit raisin de muscat lors de vendanges précoces au vignoble de Champ des Soeurs à Fitou le 28 juillet 2020

Un homme récolte du petit raisin de muscat lors de vendanges précoces au vignoble de Champ des Soeurs à Fitou le 28 juillet 2020 - RAYMOND ROIG © 2019 AFP

Selon les estimations au 1er août 2020 du ministère de l'Agriculture, la production viticole se situerait en 2020 entre 44,7 et 45,7 millions d'hectolitres, soit + 6 % à + 8 % par rapport à 2019. Seule la sécheresse actuelle pourrait encore modérer cette hausse.

Alors certaines régions viticoles ont commencé fin juillet les vendanges comme dans l'appellation Fitou dans l'Aude, la production de vin en France promet d'être en forte hausse.

Selon les premières estimations établies au 1er août 2020 par le ministère de l'Agriculture, "la production viticole 2020 se situerait dans une fourchette comprise entre 44,7 et 45,7 millions d’hectolitres, en progression de 6 à 8 % par rapport à celle de 2019."

La récolte viticole 2020 serait supérieure de 6 à 8 % à celle de 2019. Sans être aussi élevée que celle de 2018.
La récolte viticole 2020 serait supérieure de 6 à 8 % à celle de 2019. Sans être aussi élevée que celle de 2018. © Ministère de l'Agriculture

Sans être aussi élevée que celle de 2018 et ses 49 millions d'hectolitres, elle pourrait renouer avec le niveau de la récolte précédant 2017 (victime d'un gel destructeur). La floraison de nombreux vignobles s’est déroulée dans des conditions climatiques favorables.

"Fin juillet, tous les vignobles présentent une avance remarquable par rapport à 2019, jusqu’à un mois en Val de Loire. Cette précocité s’explique par un printemps à la seconde place des printemps les plus chauds depuis 100 ans" souligne le service statistique du ministère.

"La sécheresse pourrait modérer cette hausse"

Résultat, la production de vin est orientée à la hausse sur un an dans la plupart des bassins viticoles. Cependant, la sécheresse actuelle, si elle venait à s’aggraver, pourrait modérer cette hausse.

Le ministère de l'Agriculture précise également "que "les premières estimations sont établies sans connaissance des événements climatiques et des problèmes sanitaires qui pourraient survenir jusqu’aux vendanges. Elles sont donc susceptibles d’être révisées lors des prochaines publications".

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco