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Les règles changent le 1er mai pour les personnes vulnérables et les salariés en arrêt pour garde d’enfants

Les salariés en arrêt de travail seront placés en chômage partiel

Les salariés en arrêt de travail seront placés en chômage partiel - Philippe Huguen - AFP

Les salariés en "arrêt-maladie" pour garde d'enfants ou parce qu'ils sont considérés comme vulnérables seront placés en chômage partiel à compter du 1er mai. Ils percevront alors 84% de leur salaire net.

Le gouvernement revoit son dispositif de protection des personnes en arrêt de travail. Jusqu’au 30 avril, un salarié en arrêt pour garde d’enfants ou parce qu’il est vulnérables et présente un risque accru de développer des formes graves du coronavirus continuera à être indemnisé par la Sécurité sociale et son employeur devra continuer à lui verser jusqu'à 90% de son salaire brut. 

A compter du 1er mai en revanche, tous seront placés en chômage partiel. Ils percevront donc une indemnité équivalente à 70% de leur salaire brut, soit 84% du salaire net et 100% pour ceux rémunérés au SMIC. "Cette indemnité sera versée au salarié à l’échéance normale de paie par l’entreprise, qui se fera intégralement rembourser par l’Etat dans les mêmes conditions que le reste de l’activité partielle", précise le ministère de la Santé.

Eviter une réduction de l'indemnisation

Cette mesure permet d’éviter une réduction de l’indemnisation des salariés avec moins de cinq ans d'ancienneté. En effet, s’ils sont gagnants les 30 premiers jours avec une rémunération de 90% de leur salaire contre 70% en chômage partiel, le niveau de leur indemnisation aurait diminué pour atteindre 66% à l’issue de ce délai. 

"Les travailleurs indépendants, les fonctionnaires et les agents contractuels de droit public en arrêt de travail pour ces motifs pourront continuer à solliciter un arrêt de travail sur le site declare.ameli.fr et percevoir leurs indemnités dans les mêmes conditions qu’aujourd’hui, et ce jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire", conclut le ministère de la Santé. 
Selon les estimations du quotidien Les Echos, deux millions de parents et de personnes vulnérables sont concernées par cette prise en charge. Le coût, pour, l'Etat de leur intégration parmi les salariés en chômage partiel est estimé à 1,2 milliard d'euros. 
Paul Louis