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Le "surpoids" des touristes oblige Venise à réduire le nombre de personnes à bord de ses gondoles

Venise

Venise - GIUSEPPE CACACE / AFP

La Cité des Doges a décidé de réduire de six à cinq le nombre de passagers autorisés à embarquer dans ses gondoles pour prendre en compte l'augmentation du poids moyen par touriste.

A Venise, il y a le tourisme de masse... et le poids des touristes. Parce qu'elle a constaté que ses visiteurs étaient de plus en plus lourds, la Cité des Doges a récemment décidé de réduire de six à cinq le nombre de passagers autorisés à embarquer sur ses gondoles.

"Il y a le poids moyen par touriste mais aussi le fait que les eaux des canaux sont de plus en plus agitées par le trafic des bateaux à moteur", explique Roberto Luppi, ancien président des gondoliers de Venise.

Ce dernier a précisé que la mesure adoptée par les édiles de la Sérénissime n'a pas pour but de d'accroître les gains des gondoliers, mais bien de soulager leur travail en facilitant la manoeuvrabilité de leurs célèbres barques noires, pour plus de sécurité pour leurs clients.

12 personnes max pour les gondoles de grande dimension

Adopté début juillet en conseil municipal, un nouveau règlement dispose que désormais seules cinq personnes, au lieu de six jusqu'ici, seront autorisées à monter à bord d'une gondole "da nolo" (embarcation traditionnelle de location privée). Quant aux gondoles de grande dimension dites "da parada" (de parade), service municipal dédié à la traversée du Grand Canal, seules 12 personnes (contre 14) seront autorisées à y accéder en même temps.

"Les touristes eux aussi sont désormais en surpoids et lorsqu'elle est pleine, l'embarcation s'enfonce et prend l'eau", explique dans le quotidien La Repubblica Raoul Roveratto, un responsable local des gondoliers. "Avancer avec plus d'une demi-tonne mobile à bord est dangereux", ajoute-il.

Le conseil municipal a également prévu d'augmenter le nombre de licences accordées à des gondoliers, qui passe de 433 à 440. Selon le nouveau règlement, cette licence pourra se transmettre au sein d'une même famille, sans que le nouveau titulaire ne doive passer d'examen, à condition qu'il puisse attester d'une expérience de quatre ans de navigation sur la gondole familiale. Longtemps privés de visiteurs pour cause de crise sanitaire, et après la crue historique de fin 2019 qui avait déjà porté un coup au tourisme, les gondoliers ont vu leur activité chuter drastiquement au cours des derniers mois.

https://twitter.com/paul_louis_ Paul Louis avec AFP Journaliste BFM Eco