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Le report du remboursement d'un prêt garanti par l'Etat devra être demandé au banquier

Sur BFM Business, Philippe Brassac, président de la Fédération bancaire française, insiste sur la nécessité "d'apprécier les situations" de chaque entreprise pour le report du remboursement des PGE.

Bruno Le Maire l'a annoncé jeudi dernier, les entreprises toujours en difficulté à cause de la crise sanitaire pourront demander le report d'un an du début du remboursement d'un prêt garanti par l'Etat (PGE).

Le ministre de l'Economie a invité les entreprises à "aller voir leur agence bancaire pour décider du plan de remboursement de leur PGE en tenant compte du différé d'amortissement supplémentaire".

"L'hétérogénéité de l'économie mérite autre chose qu'une mesure systématique, centralisée et aveugle des situations individiuelles", affirme Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole et président de la Fédération bancaire française (FBF), invité de Good Morning Business ce lundi.

Apprécier les situations de chacun

"Il faut un traitement personnalisé pour tous. C'est le rôle du banquier d'apprécier la nécessité d'accorder des moratoires. [...] C'est la qualité du modèle de banque à la française. La proximité à la fois territoriale et relationnelle, permettant d'apprécier les situations avec cette convergence d'intérêts qui consiste à aider tout un chacun", détaille le président de la FBF.

Depuis le début de la crise, plus de 640.000 entreprises françaises ont souscrit à un prêt garanti par l'Etat (PGE) pour un montant total de plus de 130 milliards d'euros. Les premiers remboursements débuteront fin mars, un an après l'octroi des premiers prêts, puis s'étaleront sur cinq ans au maximum. Selon la Fédération bancaire française, entre 5 et 10% des entreprises ayant souscrit un PGE pourraient ne pas être en mesure de le rembourser.

P.D.