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Le président du Medef s'attend à des augmentations de salaire "assez significatives" en 2022

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux. - BERTRAND GUAY / AFP

Geoffroy Roux de Bézieux, pointant les difficultés de recrutement que rencontrent les entreprises françaises, a déclaré s'attendre à des hausses de salaires l'année prochaine.

Alors que la reprise économique s'amorce en France, Bruno Le Maire a demandé aux patrons français de faire des efforts sur les salaires. "Je ne sais pas si c'est au ministre de l'Economie de décider des salaires, on est encore en économie de marché", a répondu ce mercredi matin le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, sur Franceinfo. Par ailleurs, "les salaires ont augmenté", a-t-il poursuivi, assurant que "l'année dernière, le pouvoir d'achat des Français, globalement, y compris les retraités et les fonctionnaires, a augmenté".

Mais "si on augmente les salaires [...], il ne faut pas oublier que derrière c'est les prix qui vont augmenter", a souligné le dirigeant de l'organisation patronale.

"Ça pose aussi la question du coût de l'économie low-cost. Quand vous voyagez pour 20 euros [avec] un billet d'avion [...], quand vous avez des menus promotionnels à 5,99 euros, derrière il faut se dire qu'il y a les salaires qui sont payés [...]. Il faut aussi avoir cette idée qu'on est tous partie prenante de cette économie low-cost et peut-être qu'il faut en sortir", a-t-il ajouté.

Secteurs en tension

Le président du Medef s'attend néanmoins à "des augmentations de salaires assez fortes" l'année prochaine, "ne serait-ce que pour une raison assez forte d'offre et de demande".

"Vu les difficultés de recrutement, en début d'année - puisqu'en général ça se négocie en début d'année - il y a aura forcément des augmentations assez significatives", dans tous les secteurs mais surtout "dans les secteurs en tension", a estimé Geoffroy Roux de Bézieux.

Selon lui, pour les dirigeants d'entreprises, "le sujet numéro 1 ce n'est plus la pandémie, c'est le recrutement".

Jérémy Bruno Journaliste BFMTV