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Just Eat embauche 4500 livreurs en CDI pour "professionnaliser ce métier et les sécuriser"

Sur BFM Business, Meleyne Rabot, directrice générale chez Just Eat France, affirme qu'embaucher des livreurs en CDI "est une alternative plus responsable à offrir aux clients et aux restaurateurs”.

A contrecourant du modèle économique de ses concurrents, Just Eat, la plateforme de livraison de repas, va embaucher cette année 4500 livreurs en CDI dans 30 villes de France. L'entreprise britannique en avait déjà recruté 350 en novembre à Paris.

“On souhaite professionnaliser ce métier de livreur et les sécuriser. Pour nous, c’est une alternative plus responsable à offrir à nos clients et à nos restaurateurs”, détaille Meleyne Rabot, directrice générale chez Just Eat France, invitée de Good Morning Business ce mardi.

C'est une demande des clients d'être livrés par des professionnels qui ont le sourire, qui ne vont pas transporter la pizza à l'envers parce qu'ils n'ont pas le bon équipement par exemple. Nos livreurs sont formés au service et à la sécurité. Ils respectent le code de la route car ils ont moins la pression puisqu'ils sont payés à l'heure", explique Meleyne Rabot sur notre antenne.

Se démarquer de ses concurrents

Le salaire d'un livreur en CDI est de 10,30 euros de l'heure, qu'il fasse une ou plusieurs courses. Le salariat présente de nombreux avantages. Le contrat de travail permet d'avoir une couverture sociale, des horaires flexibles et même, d'exercer une autre activité en parallèle car il y a des contrats allant de 10 à 35 heures. Il y aura aussi des perspectives d'évolution comme l'encadrement d'équipes de coursiers par exemple.

En misant sur le salariat alors que ses concurrents imposent l'auto-entreprenariat à leurs livreurs, Just Eat entend se démarquer et les distancer. A l'heure où le marché français explose, fidéliser ses livreurs pour ne pas les voir partir est une stratégie intéressante.

Pas d'augmentation des prix pour les clients

L'embauche de livreurs en CDI n'a pas fait augmenter les prix du service. Pour l'heure, les frais de livraison sont même offerts à Paris, où les livreurs sont en CDI depuis quelques mois. "On prend une commission de 30% aux restaurateurs", explique la directrice générale de Just Eat France, qui précise que cette commission correspond à celle pratiquée par les autres services de livraison.

En septembre, l'objectif de Just Eat était de dépasser Deliveroo à la fin de l'année et Uber Eats dans les 12 à 18 mois. Il y a encore beaucoup à faire. Selon son patron, 20% des restaurants et certaines chaînes de fast-food n'utilisent pas encore de service de coursiers en France.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech