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Tirole fait entrer l'Ecole d'économie de Toulouse dans la cour des grands

Jean Tirole avait reçu son prix Nobel en octobre 2014

Jean Tirole avait reçu son prix Nobel en octobre 2014 - Eric Piermont - AFP

L'établissement toulousain a fait son entrée dans le prestigieux top 300 des meilleures universités dressées par l'université de Jiaotong de Shanghai. Le prix Nobel décerné à Jean Tirole en octobre dernier n'y est évidemment pas étranger.

La continuité dans la continuité. Samedi 15 août, l'université Jiaotong de Shanghai a publié la dernière mouture de son classement parfois très discuté des 500 meilleures universités au monde. D'année en année le palmarès semble immuable, les universités américaines se taillant la part du lion.

Ce millésime 2015 ne vient clairement pas bouleverser la donne, le top 10 restant inchangé. Harvard devance ainsi Stanford et le MIT. Cambridge et Oxford pointent aux 5e et 10e rang, au milieu de leurs collègues américaines.

Du côté des universités tricolores, le fait le plus remarquable est l'entrée de l'Ecole d'économie de Toulouse dans le top 300, portée par son leader et président Jean Tirole. Evidemment, le prix Nobel reçu en octobre dernier par le célèbre économiste n'est pas étranger à cette apparition, quand on sait l'importance que l'université Jiaotong accorde aux distinctions académiques

"Il se trouve que dans le classement de Shanghai, les prix Nobel et les médailles de Fields (la plus grande récompense universitaire en mathématiques, nldr) sont extrêmement valorisés, donc cela nous a fait faire un bond important qui est toutefois le résultat d'une politique de long terme", souligne auprès de BFM business Bruno Sire, le président de l'Université de Toulouse I, dont dépend l'Ecole d'économie.

Le premier établissement français en économie

Un phénomène similaire avait d'ailleurs été observé avec l'université de Strasbourg, qui était entrée en 2013 dans le top 100 du classement de Shanghai. Une progression qui était alors essentiellement due à l'attribution, deux ans auparavant, du prix Nobel de Médecine à Jules Hoffmann, rattaché à l'université alsacienne. C'est ce qu'expliquait alors le président de l'université de Strasbourg, Alain Brézet, aux Echos.

Sur sa discipline de prédilection, l'économie, l'école de Toulouse se paie même le luxe d'être le meilleur établissement tricolore du classement de Shanghai, échouant à la 35ème place du classement, devant l'INSEAD (38e), Polytechnique et HEC (toutes deux classées entre la 101e et la 150e place, l'université de Jiaotong cessant de faire un classement exhaustif au-delà de la 100e place).

Selon Bruno Sire, cette bonne performance dans le classement de Shanghai, va "évidemment permettre que l'on reste dans la course au niveau mondial car notre souci est d'attirer les meilleurs chercheurs". Et le président de l'Université Toulouse I l'assure: "l'attractivité de notre université est décuplée: cette année on a quasiment doublé le nombre d'étudiants qui veulent venir chez nous". 

J.M. avec BFM Business