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Siemens continuera d'investir en Russie

Le patron de Siemens a rencontré Vladimir Poutine le 26 mars

Le patron de Siemens a rencontré Vladimir Poutine le 26 mars - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le groupe allemand ne prendra pas en compte les sanctions de la communauté internationale contre la Russie. Le président de Siemens a même rendu visite à Vladimir Poutine, mercredi 26 mars.

La Russie est sous le coup d'un certain de nombre de sanctions économiques de la part des Occidentaux: gel des investissements, boycotts... Mais pour Siemens, c'est "Business as usual".

Voilà la position affichée du patron du groupe allemand en plein coeur de la crise ukrainienne. Joe Kaeser assure que son groupe va continuer à investir en Russie.

Il s'est même rendu à Moscou, mercredi 26 mars, pour délivrer ce message en personne à Vladimir Poutine. Siemens, le premier employeur privé d'Allemagne, a investi 800 millions d'euros dans l'économie russe, précise le PDG du géant industriel.

Partenariat entre Gazprom et Siemens confirmé

Et pas question de revenir sur ce qu'il appelle "une coopération de long terme": l'entreprise est fortement implantée en Russie, notamment dans le secteur du transport ferroviaire et dans celui de l'énergie.

D'ailleurs, Joe Kaeser a profité de sa visite pour rencontrer le patron de Gazprom, le géant du gaz, qui a un rôle politico-économique majeur dans la crise entre la Russie et l'Ukraine. La rencontre a été l'occasion de confirmer la prolongation d'un partenariat stratégique entre les deux groupes.

Pour les pays occidentaux, ces prises de position montrent bien les limites de la politique de sanctions économiques, instaurée en représailles de l'annexion de la Crimée. L'Allemagne, premier partenaire commercial européen de la Russie, est dans la position la plus inconfortable.

Simon Tenenbaum