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Naissance d'une union économique entre Russie, Kazakhstan et Biélorussie

Alexander Lukashenko ( gauche), Noursoultan Nazarbayev (milieu) et Vladimir Poutine (droite) ont signé le traité créant l'Union économique eurasienne.

Alexander Lukashenko ( gauche), Noursoultan Nazarbayev (milieu) et Vladimir Poutine (droite) ont signé le traité créant l'Union économique eurasienne. - -

Vladimir Poutine a signé, jeudi 29 mai, un traité avec le Kazakhstan et la Biélorussie créant l'Union économique eurasienne. Un vaste espace commercial qui détient un cinquième des réserves mondiales de gaz naturel et 15% des réserves pétrolières.

Le président russe veut mettre sur pied une nouvelle entité économique en en mesure de concurrencer les Etats-Unis, l'Union européenne et la Chine.

Ce jeudi 29 mai, Vladimir Poutine a signé avec le président bélarusse Alexandre Loukachenko et le Kazakh Noursoultan Nazarbaïev un traité devant donner naissance à l'union économique Eurasienne.

Cette alliance, un marché de 170 millions de consommateurs, affiche un produit intérieur brut (PIB) global de 2.700 milliards de dollars (près de 2.000 milliards d'euros) et d'importantes richesses dans le domaine de l'énergie. Vladimir Poutine a ainsi souligné que le Kazakhstan et la Russie possédaient à eux deux un cinquième des réserves mondiales de gaz naturel et 15% des réserves pétrolières.

Alexandre Loukachenko a déclaré que le principal objectif de cette union était de "gagner un avantage compétitif naturel en tant que pont économique entre l'Est et l'Ouest, entre l'Europe et l'Asie".

La souveraineté des pays préservée

Le traité, qui entrera en vigueur le 1er janvier une fois ratifié par les parlements, complète une union douanière qui lie déjà les trois pays depuis 2010. Il garantit la libre circulation des biens, services, capitaux et main d'œuvre et coordonne la politique dans les grands secteurs économiques.

"Notre réunion aujourd'hui a une portée spéciale et, sans exagération, marquera son époque", a déclaré Vladimir Poutine en apposant sa signature lors d'une cérémonie à Astana, sous les applaudissements nourris de plusieurs rangées d'officiels.

"Ce document place nos pays dans une nouvelle phase d'intégration tout en préservant pleinement leur souveraineté."

Vladimir Poutine, qui a supervisé en mars l'annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée, dément toute volonté de rebâtir un nouvel empire soviétique, plus de vingt ans après l'effondrement de l'URSS.

Mais avec ce nouveau marché, le chef du Kremlin veut démontrer que les sanctions occidentales imposées à certaines personnalités russes en raison de la crise en Ukraine ne réussiront pas à isoler la Russie.

C.C. avec Reuters