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Les Français consacrent 29,2% de leur salaire aux impôts et aux cotisations

(image d'illustration)

(image d'illustration) - Mychèle Daniau - AFP

Les travailleurs des pays membres de l'OCDE ont reversé en moyenne à leurs États un quart de leurs salaires bruts sous forme d'impôts et de prélèvements.

En 2017, les salariés de l'OCDE n'ont réellement gagné que 75% de leurs salaires bruts. Un constat établi par l'Organisation pour la coopération et le développement économique. Dans son étude consacrée aux impôts sur les salaires, cette institution note que l'an passé, "le taux moyen net d'imposition des personnes physiques s'est établi à 25,5% dans la zone OCDE". 

L'OCDE relève également que les taux moyens d'imposition ont augmenté dans 20 des 35 pays membres de l'OCDE, principalement en raison... des hausses de salaires. Ces taux ont toutefois baissé dans 13 pays et sont restés inchangés dans deux pays: au Chili et en Hongrie.

La France sur le podium...

Dans le détail, les prélèvements effectués en France dépassent la moyenne des pays de l'OCDE. Selon ce document, 29,2% du salaire brut des travailleurs français par dans le paiement de leurs impôts, qu'il s'agisse de l'impôt sur le revenu ou des cotisations de sécurité sociale. Toutefois, la France n'est pas le pays où les salariés consacrent la plus grande part ce revenu brut aux impôts.

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En Allemagne, la part du salaire brut payée en impôts avoisine les 40%. Cela s'explique par un taux d'imposition plus élevé et par le paiement de cotisations de sécurité sociale plus élevé. Les salariés allemands restent toutefois mieux lotis que leurs voisins belges.

En Belgique, 40,5% du salaire brut des travailleurs est consacré aux paiement des impôts. Selon l'OCDE cette situation est liée au taux d'imposition sur le revenu particulièrement élevé dans ce pays (celui-ci varie entre 25% et 50% du montant du revenu annuel). 

... et la composition des foyers fiscaux 

Dans presque tous les pays de l'OCDE, le taux d'imposition moyen net des personnes physiques (TMNIPP) est plus faible dans le cas de ménages avec enfants que dans celui de ménages sans enfant, relève l'étude. Pour rappel, le TMNIPP est la somme de l'impôt sur le revenu et des cotisations salariales de sécurité sociale, minorée de toutes les prestations familiales perçues, exprimée en pourcentage des salaires bruts.

"En moyenne, un couple marié comptant deux enfants et un seul apporteur de revenu rémunéré au salaire moyen verse sous forme d’impôt 14 % du salaire brut perçu", note l'OCDE. 

Aussi, dans le cas d’un travailleur célibataire "percevant 67 % du salaire moyen, ce dernier verse 21,3 % de son salaire sous forme d’impôts s’il n’a pas d’enfant et 1,8 % seulement en moyenne s’il a des enfants", précise l'étude. 

Depuis 2000, les avantages fiscaux consentis aux familles avec enfants ont augmenté, particulièrement ceux accordés aux travailleurs célibataires avec enfants.

Antonin Moriscot avec AFP