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Le pacte de compétitivité de Jean-Marc Ayrault bien accueilli par Bruxelles

Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques, a salué les mesures que le gouvernement français va mettre en place.

Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques, a salué les mesures que le gouvernement français va mettre en place. - -

La Commission européenne a salué, ce mercredi 7 novembre, les mesures prises par le gouvernement Ayrault en faveur des entreprises.

"Les mesures annoncées hier contribueront à améliorer la compétitivité et l'emploi" en France. C'est ainsi que la Commission européenne, par la voix de son commissaire aux affaires économiques Olli Rehn, a accueilli les annonces du gouvernement français en faveur de la compétitivité, présentées le 6 novembre.

La Commission se montre particulièrement satisfaite des mesures destinées à alléger le coût du travail qui sont, selon elle, "positives et importantes". "La Commission salue la décision importante prise par le gouvernement français d'engager une réforme visant à restaurer la compétitivité économique française", a déclaré Olli Rehn, ajoutant que "la décision de réduire la fiscalité pesant sur le travail, l'une des plus élevées d'Europe, est positive et importante". Cette décision est "en ligne" avec les recommandations spécifiques faites par la Commission et adressées à la France, a-t-il souligné.

Des mesures pas assez précises

Toutefois, le commissaire se montre relativement prudent. "A ce stade, outre la hausse de la TVA, les mesures n'ont pas été suffisamment précisées pour que la Commission puisse évaluer leur impact sur le déficit et nous attendons des informations supplémentaires de la part du gouvernement français".

La Commission, dans ses prévisions d'automne, envisage pour la France une croissance moitié moindre en 2013 que celle anticipée par le gouvernement, soit 0,4% au lieu de 0,8%. Mais ces prévisions ne tiennent pas compte des annonces faites mardi, a souligné Olli Rehn, pour qui celles-ci représentent "un changement de politique potentiellement important". "Nous ne sommes pas dans une situation statique", a-t-il insisté.

Yann Duvert