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Le G20 veut faire davantage pour la croissance et l'emploi

La préparation de la réunion des 20 ministres des Finances composant le G20, à Cairns, ce samedi 20 septembre.

La préparation de la réunion des 20 ministres des Finances composant le G20, à Cairns, ce samedi 20 septembre. - William West - AFP

Les ministres des Finances des pays composant G20 se réunissent à partir de ce samedi 20 septembre en Australie. La croissance et la lutte contre l'optimisation fiscale figurent notamment à l'agenda.

Direction l'Australie pour le G20. Les ministres des Finances des grands argentiers ont entamé ce samedi 20 septembre une réunion de deux jours dans le pays-continent.

Rassemblés à Cairns, ville de la côte est australienne, les ministres et gouverneurs des banques centrales des nations du G20 doivent examiner notamment leur objectif de croissance pour les cinq prochaines années et des mesures de lutte contre l'optimisation fiscale, un thème cher à la France, représentée par le ministre des Finances, Michel Sapin.

"Nous sommes déterminés à rendre le monde meilleur, à développer la croissance de l'économie mondiale, créer plus d'emplois et des emplois mieux payés, construire des infrastructures pour permettre aux enfants d'avoir une eau de meilleure qualité, une éducation et des soins médicaux", a déclaré Joe Hockey, Trésorier australien (équivalent du ministre de l'Economie et des Finances) en ouvrant les débats.

L'Australie assure la présidence tournante du G20, dont la réunion de Cairns sera suivie en novembre par un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à Brisbane, autre ville de la côte est australienne.

"Je n'ai aucun doute qu'après résultat des délibérations de cette réunion ce week-end, suivie du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à Brisbane, nous aurons l'opportunité de changer le destin de l'économie mondiale", a ajouté Joe Hockey.

La conjoncture comme obstacle

Mais ces bonnes intentions risquent d'être compromises par la situation économique qui s'est détériorée ces derniers mois et menace quelque peu l'objectif de croissance annoncé par les ministres des Finances du G20 lors d'une précédente réunion en février à Sydney.

Les grands argentiers s'étaient alors fixés comme objectif d'augmenter la valeur du Produit intérieur brut (PIB) des pays du G20 de 2% supplémentaires d'ici à 2019, ce qui signifie accroître le PIB mondial de plus de 2.000 milliards de dollars.

Lundi, l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a constaté un ralentissement des grandes économies mondiales, abaissant sa prévision de croissance pour la zone euro de 0,4 point de pourcentage par rapport à une précédente estimation en mai, sur fond de risques géopolitiques et financiers importants.

J.M. avec AFP