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Lagarde rempile au FMI

Christine Lagarde est élue pour un second mandat.

Christine Lagarde est élue pour un second mandat. - Miguel Medina - AFP

Seule candidate en lice, l'ancienne ministre française de l'Économie a été réélue pour un second mandat de 5 ans à la tête de l'institution financière.

Ce n'est pas une surprise, Christine Lagarde (60 ans) a été reconduite à la tête du Fonds monétaire international pour un nouveau mandat de cinq ans.

Seule candidate en lice, l'ancienne ministre française de l'Économie avait reçu le soutien de nombreux Etats-membres du FMI, dont la France et les Etats-Unis. Christine Lagarde entamera son nouveau mandat en juillet, a annoncé l'institution dans un communiqué publié ce vendredi.

"Je suis ravie d'avoir l'opportunité de conduire le FMI en tant que directrice générale pour un second mandat de cinq ans", a déclaré Christine Lagarde citée dans un communiqué.

Le conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, a décidé de cette nomination sur la base du consensus et en saluant le "leadership solide et avisé" de Christine Lagarde, indique le communiqué.

Christine Lagarde n'a donc pas pâti de son récent renvoi devant la justice française pour sa "négligence" supposée dans l'affaire Bernard Tapie-Crédit Lyonnais du temps où elle était ministre de l'Economie en France.

Elle a remplacé DSK

Christine Lagarde est la première femme à diriger le FMI et la 5ème personnalité française depuis sa création en 1945. Elle a pris ses fonctions en 2011. Elle a remplacé Dominique Strauss-Kahn, emporté par le scandale du Sofitel de New York. Elle avait dû se mesurer à la candidature du gouverneur de la Banque centrale du Mexique Agustin Carstens

Au cours de son premier mandat, Christine Lagarde aura notamment su redorer le blason d'une institution tétanisée par ce scandale même si les remèdes économiques du FMI sont encore loin de faire l'unanimité, notamment en Grèce. La dirigeante peut également se prévaloir de l'adoption d'une réforme renforçant le poids des pays émergents au sein du FMI, et d'avoir ouvert l'institution à des thèmes qui lui sont peu familiers tels que le changement climatique ou les inégalités sociales.

Le début de son nouveau mandat sera sans aucun doute dominé par les inquiétudes croissantes suscitées par l'économie mondiale, sur fond de ralentissement chinois et de décrochage des autres pays émergents. Sa reconduction entérine une nouvelle fois la règle tacite en vertu de laquelle un Européen dirige le FMI tandis que les Américains se réservent la présidence de la Banque mondiale.

D. L. avec AFP