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La Fiat 500 de record en record

Malgré 11 ans de carrière et plus de 2 millions d'exemplaires vendus, le succès de la Fiat 500 semble s'inscrire aussi dans le futur de la marque.

Malgré 11 ans de carrière et plus de 2 millions d'exemplaires vendus, le succès de la Fiat 500 semble s'inscrire aussi dans le futur de la marque. - ANDREAS SOLARO / AFP

La petite citadine emblématique de Fiat a passé la barre des 2 millions d'exemplaires, après un record de ventes en Europe sur l'année 2018.

Lancée il y a 11 ans, elle ne devait être qu'un hommage néo-rétro... Elle est aujourd'hui leader de son segment en Europe, et sans doute pour longtemps encore. La Fiat 500, leader de la catégorie des mini-citadines avec une part de marché de 15%, est désormais un des actifs les plus précieux de Fiat. Alors que le plan industriel d'origine prévoyait une production annuelle de 120.000 véhicules par an, Fiat a battu un record de ventes absolu en Europe en 2018 avec 194.000 exemplaires.

Au-delà d'une simple voiture anecdotique, reprenant la thématique de la célèbre petite 500 des années 50-60, Fiat a su en faire un succès mondial, en la concevant de A à Z en fonction des tendances les plus porteuses du monde automobile. 

Voiture mondialisée

Car la Fiat 500 est avant tout une voiture mondiale, produite en Pologne et au Mexique, grâce à un appareil industriel globalisé qui fait la force de Fiat depuis plusieurs décennies, et le succès de modèles précédents comme la Fiat 500 d'origine ou la Panda entre autres. Une maîtrise des coûts de production qui constitue le premier gros point fort de la Fiat 500. 

D'autant que le châssis sur lequel elle est conçue est un outil commun, qui sert aussi à fabriquer d'autres véhicules du groupe Fiat, notamment la Panda et la Lancia Ypsilon, ainsi que la Ford Kà (dont la production a cessé il y a 2 ans). Un système de plates-formes multiples désormais standard chez de multiples constructeurs, mais où Fiat aura toujours été précurseur. Ce qui en fait actuellement la voiture la plus "mondiale" de Fiat, puisque 80% des ventes se font hors Italie. 

La personnalisation : ingrédient-maître

Mais l'ingrédient final aura été le marketing. La Fiat 500 est née en 2007, au moment même où explosait une tendance lourde du marketing automobile : la personnalisation. Tendance qui a aussi fait le succès de modèles comme la Mini de BMW, sa grande rivale, et inspiré quantité de constructeurs notamment en Europe, comme Citroën ou DS qui en ont fait une marque de fabrique également.

Fiat a donc multiplié les éditions limitées et spécifiques, une trentaine à ce jour, elles-mêmes personnalisables avec quantité d'accessoires. Dans sa version sportive, elle a même permis la renaissance d'Abarth, qui est passé de simple label sportif à marque à part entière dans le groupe Fiat. Une stratégie proactive qui a permis une vraie accélération des ventes à son début de carrière, et permet de prolonger sa durée de vie de manière spectaculaire. Peu de voitures contemporaines connaissent une carrière aussi longue. 

Vers les 20 ans de carrière?

C'est pourquoi Fiat ne semble pas pressé de trouver un successeur à la 500 malgré déjà 11 ans de carrière. Quelques restylages et des évolutions de motorisation permettront d'en faire un best-seller durable pendant de nombreuses années encore, tant son côté emblématique semble fort auprès de la clientèle. Sa nature même de citadine à moteur peu gourmand en fait même une voiture thermique qui ne souffrira que peu des évolutions réglementaires ces prochaines années en matière de pollution.

Quant à la version électrique, elle est déjà en vente aux Etats-Unis, et devrait débarquer dans une version plus efficace dès l'année prochaine sur le marché européen, confirmant que Fiat entend encore inscrire la 500 durablement dans le futur du monde automobile. Peut-être de quoi pousser sa durée de vie à 20 ans, comme la première génération de Fiat 500.