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L'université d'Oxford réussit sa première émission obligataire

L'université d'Oxford veut diversifier ses sources de financement.

L'université d'Oxford veut diversifier ses sources de financement. - Ben Stansall - AFP

Le prestigieux établissement britannique a levé 750 millions de livres sur les marchés, emboîtant le pas à plusieurs autres universités.

La prestigieuse université britannique d'Oxford a levé 750 millions de livres à travers la première émission obligataire de son histoire qui rencontre plus de succès que prévu.

La demande des investisseurs a atteint 2,8 milliards de livres pour ces obligations d'une échéance à 100 ans, ce qui a conduit l'université à lever davantage de fonds qu'anticipé, selon l'AFP.

L'université d'Oxford n'a pas fait de commentaire, alors que les résultats définitifs de l'opération n'ont pas encore été publiés.

L'objectif tel que dévoilé mardi était de lever au moins 250 millions de livres sur les marchés grâce à cet emprunt organisé par la banque américaine JPMorgan.

Une pratique de plus en plus courante

L'université d'Oxford, qui accueille plus de 23.000 étudiants à travers 38 établissements, est le plus grand employeur de la région de l'Oxfordshire à l'ouest de Londres, avec environ 17.000 emplois. Sa principale source de financement provient des partenariats qu'elle noue dans la recherche, qui ont représenté 40% des revenus (soit 537 millions de livres) en 2015-2016. A l'occasion de cette émission obligataire, l'université s'est vu attribuer la meilleure note d'emprunteur possible par Moody's, "AAA".

Cet appel au marché d'Oxford intervient après plusieurs opérations du même type effectuées par d'autres universités ces dernières années au Royaume-Uni, comme Cambridge, Liverpool, Manchester ou encore Cardiff. Au total, sans compter l'emprunt d'Oxford, les universités et écoles britanniques ont levé 1,2 milliard de livres depuis le début de l'année à travers onze opérations, selon des données du cabinet Dealogic.

Les universités britanniques cherchent à diversifier leurs sources de financement face à des dotations publiques moins généreuses. Les emprunteurs profitent en outre de conditions financières très avantageuses puisque les taux d'intérêt restent très faibles même si la Banque d'Angleterre (BoE) a très légèrement relevé ses taux en novembre.

Y.D. avec AFP