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L'OMC abaisse ses prévisions de commerce mondial pour 2014

L'Organisation mondiale du commerce prévient que le commerce mondial devrait pâtir du ralentissement de l'activité en Amérique latine, des tensions géopolitiques et d'Ebola.

L'Organisation mondiale du commerce prévient que le commerce mondial devrait pâtir du ralentissement de l'activité en Amérique latine, des tensions géopolitiques et d'Ebola. - Denis Balibouse - Reuters

L'Organisation mondiale du commerce a annoncé, mardi 23 septembre, une baisse de ses prévisions de commerce mondial pour l'année 2014. Elle pointe les tensions géopolitiques qui se sont aggravées.

Croissance en berne en France selon l'Insee, croissance morne du secteur privé en Europe selon Markit et son indice PMI, et chute de la Bourse: les mauvaises nouvelles se succèdent ce mardi. L'Organisation mondiale du commerce (OMC) en remet une couche: elle annonce avoir révisé à la baisse, à 3,1% contre 4,6% en avril, sa prévision de croissance du commerce mondial pour 2014.

Dans le même communiqué, elle prévient qu'elle abaisse également sa prévision pour 2015, à 4%, contre 5,3% précédemment. Au cours des 20 dernières années, entre 1993 et 2013, le commerce mondial a progressé en moyenne tous les ans de 5,2%.

Ebola, un nouveau risque pour le commerce

L'Organisation explique cette révision par la croissance du commerce mondial, plus faible que prévue au premier semestre, notamment dans des régions exportatrices de ressources naturelles telles que l'Amérique centrale et du Sud.

En outre, l'OMC relève que les tensions géopolitiques se sont aggravées. Elle pointe enfin l'apparition d'un risque nouveau, survenu en début d'année: l'épidémie Ebola, qui handicape largement les affaires dans les pays touchés.

"Les institutions internationales ont déjà fortement révisé à la baisse leur prévisions de croissance économique", a déclaré son directeur général, Roberto Azevedo. Selon lui, "réduire les coûts du commerce et élargir les possibilités commerciales seraient de bons moyens pour renverser cette tendance". 

N.G. avec Reuters