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Comment Christine Lagarde a fait évoluer le FMI

Christine Lagarde a tenté de faire évoluer les statuts du FMI, sans pour autant changer sa ligne de conduite.

Christine Lagarde a tenté de faire évoluer les statuts du FMI, sans pour autant changer sa ligne de conduite. - -

Christine Lagarde est auditionnée par la Cour de justice de la République dans le cadre de l'affaire de l'arbitrage rendu en 2008 en faveur de Bernard Tapie. L'occasion de dresser un bilan de son action à la tête du FMI, depuis son arrivée en 2011.

Dans sa lettre de motivation au conseil du FMI, en 2011, Christine Lagarde prônait une institution plus "réactive, équitable et équilibrée". Une façon de prendre enfin en compte les temps qui changent, le FMI devant s'adapter à la montée en puissance des économies du sud.

D’où une réforme des quotes-parts au sein de l'organisation. Celle-ci était d'autant plus réclamée par les pays émergents qu'ils ont été largement sollicités pour bâtir un pare-feu mondial de 430 milliards de dollars.

L'Algérie, le Brésil, la Chine, l'Inde, la Malaisie, entre autres, y apportent en effet des ressources. La directrice générale du FMI assure alors que tous les membres pourront bénéficier de cette protection.

Le FMI évolue mais ne change pas de ligne de conduite

Il s'installe également une évolution dans la doctrine de la discipline budgétaire. Cela a commencé par une note des économistes du fonds, qui ont reconnu s'être trompés dans l'estimation des conséquences de l'austérité sur la croissance.

On a ensuite vu une directrice générale du FMI suggérer à Londres de tempérer la rigueur, et exhorter Berlin à aller plus lentement dans l'assainissement.

Pour autant, ce serait un contre-sens de prétendre que le FMI a changé de ligne. Car Christine Lagarde ne cesse de le répéter: en Europe, il n'y a pas d'alternative à l'austérité.

Elle considère que faire reculer le prix du "facteur travail" rend le pays plus intéressant pour les investisseurs étrangers. Et jusqu'ici, il reste hors de question d'envisager un quelconque recours à la relance.

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Benaouda Abdeddaïm