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Budget américain: vers un accord de dernière minute?

En cas d'échec, certaines administrations seront fermées à partir de mardi.

En cas d'échec, certaines administrations seront fermées à partir de mardi. - -

Les parlementaires américains ont jusqu'à ce lundi 30 septembre à minuit pour trouver un accord sur le Budget 2014. Moins de 10 heures avant l'horaire limite, le Sénat a rejeté un projet de loi de finances temporaire.

Aux Etats-Unis, le compte à rebours est lancé. Les parlementaires ont jusqu'à minuit, heure de Washington (6h du matin heure française) pour trouver un accord sur le budget 2014 et éviter ainsi la paralysie.

A quelques heures de l'horaire fatidique, aucun accord n'était en vue. Comme à chaque fois que la limite se rapproche, les deux camps (républicains et démocrates) ont tendance à dire: "cette fois on y arrivera et ce sera la faute du camp d'en face".

Pire, moins de 10 heures avant la limite, le Sénat a rejeté lundi un projet de loi de finances temporaire adopté ce week-end par la Chambre des représentants, prolongeant le blocage.

Les 54 sénateurs démocrates, qui disposent de la majorité, ont voté contre un texte qui aurait permis de financer l'Etat fédéral à partir de mardi matin, mais qui sapait la loi sur la santé de Barack Obama.

Le plafond de la dette, véritable enjeu

Les deux partis exagèrent également les conséquences d'un échec. Dans les faits, si aucun accord n'est trouvé, certains services de l'Etat pourraient fermer: monuments, parcs nationaux, musées. Mais rien qui ne puisse avoir de grandes conséquences sur l'économie américaine.

Fait-on beaucoup de bruit pour rien? Pas tout à fait, car derrière ce bras de fer s'en cache un autre, avec cette fois pour enjeu le plafond de la dette. Ce dernier doit être rehaussé avant le 17 octobre prochain.

Quelle position pour les républicains?

La question est de savoir ce que veulent exactement les républicains. Souhaitent-ils effectivement forcer Barack Obama à abandonner sa réforme de l'assurance-maladie? Si telle est leur intention, l'économie américaine aura effectivement du souci à se faire car Barack Obama ne cédera pas sur ce point.

S'agit-il à contrario d'un jeu? Toute la question est alors de savoir si les Républicains modérés n'ont pas actuellement tendance à donner un os à ronger à leurs extrémistes en leur disant: "faites-vous plaisir sur le budget, mais lorsque les choses sérieuses commenceront sur le plafond de la dette, nous serons plus ouvert à la négociation".

Jean-Bernard Cadier correspondant à New York et BFMbusiness.com