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Brexit: le Royaume-Uni fait "pression" en ne "délivrant pas l'ensemble des licences" de pêche

Jean-Luc Hall, directeur général du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), était l'invité ce mercredi matin de Good Morning Business sur BFM Business.

Les pêcheurs français déplorent le manque de coopération du Royaume-Uni sur l'après-Brexit. "On a des négociations qui traînent en longueur, notamment pour les TAC [totaux admissibles de captures, ndlr] et les quotas pour l'année en cours. Habituellement, ils sont fixés en début d'année précédente: quatre mois après le début de l'année 2021, on n'a toujours pas de visibilité. Pour certaines entreprises, c'est quand même très difficile à vivre", a expliqué ce mercredi Jean-Luc Hall, directeur général du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) sur BFM Business.

On imagine que si l'ensemble des licences n'est pas délivré aujourd'hui, c'est parce que ça constitue aussi un moyen de pression de la part des autorités britanniques", a-t-il poursuivi.

Concernant la pêche française, "plus de 70 unités" de pêche "n'ont pas toujours pas accès [à la zone des] 6 à 12 milles britanniques, alors que ce sont des eaux poissonneuses qui sont éminemment importantes pour certaines flottilles", notamment pour les pêcheurs des Hauts-de-France, mais aussi "une partie des Normands et des Bretons qui fréquentent ces eaux".

Surfréquentation des eaux européennes

Avec le risque d'une bataille entre pêcheurs européens, empêchés d'accéder aux poissonneuses eaux britanniques. "Ce n'est pas quelque chose qui peut arriver, c'est quelque chose qui accoure depuis le début de l'année, puisque les unités battant pavillon européen qui n'ont pas accès aux eaux britanniques se sont reportées dans les eaux européennes, a assuré Jean-Luc Hall. Il y a une sorte de surfréquentation de ces zones, et ce n'est pas non plus extraordinaire pour la gestion de la ressource".

Jérémy Bruno Journaliste BFMTV