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Brexit: l'appel commun des patrons français et allemands

Le patronat français et allemand réagit à la décision des Britanniques.

Le patronat français et allemand réagit à la décision des Britanniques. - Georges Gobet - AFP

Le Medef français et les organisations allemandes BDI et BDA ont lancé un appel commun. Ils demandent des "mesures immédiates, crédibles et visibles pour renforcer la gouvernance" de l'euro.

Les organisations patronales française et allemande lancent un appel commun. "L'Europe doit se ressouder, retrouver confiance et passer à l'offensive", indiquent dans cet appel, publié en France par le Journal du Dimanche, le Medef français et les deux grandes organisations patronales allemandes BDI (Fédération allemande de l'Industrie) et BDA (Confédération des employeurs), par la voix de leurs présidents respectifs Pierre Gattaz, Ulrich Grillo et Ingo Krame.

Notant que le choix des Britanniques de demander le retrait de leur pays de l'Union européenne "place l'Europe dans une zone de fortes turbulences", les dirigeants des trois organisations patronales appellent le moteur franco-allemand, "plus que jamais indispensable à cette intégration, (à) retrouver sa vigueur".

Ils demandent aux dirigeants des deux pays de "rappeler solennellement leur engagement en faveur des valeurs de l'Europe", et de renforcer la coopération européenne en matière de politique étrangère, de sécurité et de lutte antiterrorisme "y compris par le passage à la majorité et non plus à l'unanimité au Conseil européen des chefs d'État ou de gouvernement".

Des "mesures immédiates, crédibles et visibles"

Ils veulent des "mesures immédiates, crédibles et visibles pour renforcer la gouvernance" de l'euro, et appellent à "poursuivre dans chacun de nos pays les réformes nationales pour rendre notre économie plus forte et plus compétitive afin d'assurer la pérennité de notre modèle social".

Enfin, ils souhaitent "tracer les nouvelles voies d'une coopération avec le Royaume-Uni, tout en considérant, que dès lors que les Britanniques ont fait le choix du retrait, ils se verront privés d'un certain nombre des avancées tangibles de l'Union, comme le passeport financier européen".

Le passeport financier européen permet à un établissement financier de n'importe quel pays de l'UE d'exercer dans tous les autres pays de l'Union sans avoir à demander un autre agrément que celui de son pays d'origine. Sans lui, les services financiers britanniques se verraient fortement handicapés dans l'UE par rapport à leurs concurrents du continent.

D. L. avec AFP