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Hauts-de-France: la CPME du Nord s'attend à une reprise très progressive à partir du 11 mai

De nombreuses usines françaises, comme ici celle de Michelin, sont actuellement à l'arrêt.

De nombreuses usines françaises, comme ici celle de Michelin, sont actuellement à l'arrêt. - GUILLAUME SOUVANT / AFP

Pour Alain Darnoncour, président de la confédération des PME du Nord, le 11 mai ne sera pas "un jour de libération" pour les entreprises.

Il faudra encore attendre pour les entreprises avant de voir les effets du déconfinement sur leur activité. "Il va falloir y aller crescendo", a prévenu Alain Darnoncour, président de la confédération des PME du Nord, invité de BFM Lille et BFM Grand Littoral ce mercredi. 

"Personnellement, j'ai des inquiétudes. Le chiffre d'affaires et le travail perdu ne se récupéreront pas, c'est une évidence", a affirmé l'entrepreneur qui s'attend à un été morose. "On verra peut être à partir de septembre. J'ai certains clients, notamment des parcs d'attraction, qui ne m'annoncent pas de réouverture avant le mois de septembre par mesure de sécurité", ajoute-t-il.

Risque d'une deuxième vague

Le 11 mai, date du déconfinement, le patron de la CGPME du Nord s'attend seulement à un balbutiement de reprise économique. "Ça ne va pas être un jour de libération. il va falloir absolument respecter les gestes barrières, sinon on va repartir en flamme", prévient-il. 

Seule satisfaction à l'heure actuelle: l'aide apportée par l'Etat qui "a soutenu beaucoup d'entreprises", rapporte Alain Darnoncour, citant "les prêts garantis par l'Etat, même pour des entreprises qui étaient sur des plans de redressement"

"Il y a parfois des complexités, mais aujourd'hui je n'ai pas eu écho de licenciement de la part de nos adhérents", se félicite-t-il.

Benjamin Rieth