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Face au télétravail, "les entreprises cherchent leur équilibre entre respect des règles sanitaires et survie économique"

Pour Benoît Serre, vice-président de l’Association nationale des DRH, le débat sur le télétravail à 100% se pose dans un contexte où nombre d'entreprises "cherchent leur équilibre entre survie économique et respect des règles sanitaires".

"La culture du télétravail n'est pas très développée dans notre pays où domine celle du présentéisme" reconnaît Benoît Serre, vice-président de l’ANDRH, l'association nationale des DRH (direction des ressources humaines).

Invité de BFMBusiness et réagissant aux injonctions de la ministre du Travail sur l'obligation du télétravail à 100% pour les métiers qui le permettent, ce dirigeant prend toutefois la défense des entreprises: "Même si certaines font preuve d'un peu de mauvaise volonté vis-à-vis du télétravail, la grande majorité essaient aussi de sauver ce qui peut être sauvé."

"C'est un combat entre l'emploi et la santé"

"Tout cela se pose sur des entreprises extrèmement fragilisées, avec un corps social très perturbé. Contrairement au premier confinement, les entreprises cherchent leur propre équilibre entre leur survie économique et le respect des règles sanitaires. Dans de nombreuses boîtes on essaie de survivre. C'est un combat entre l'emploi et la santé" ajoute le vice-président de l'ANDRH.

"L'hybridation du télétravail semble être la solution"

"Contrairement à ce que l'on pense, de nombreux salariés ne sont pas favorables au télétravail 5 jours sur 5. Pour les mois à venir et même après la crise sanitaire, l'hybridation du télétravail mêlé avec du présentiel semble être la bonne solution" souligne le dirigeant.

Mais dans l'immédiat et le très court terme, "le télétravail à 100% semble être une des clés, si l'on en croit les autorités sanitaires, pour limiter les déplacement dans les transports et les interactions sociales. Si c'est le cas, c'est un acte citoyen d'installer le télétravail 5 jours du 5 puisque c'est cela qui va permettre de raccourcir la période que nous vivons aujourd'hui" conclut Benoît Serre.

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco